jeudi 18 avril 2024

Patrimoine de Casablanca : redécouvrir la richesse architecturale

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Lareleve.ma-MAP

 

  Les 4e journées du patrimoine de Casablanca ont offert aux visiteurs l’occasion, le temps d’un week-end, de redécouvrir non seulement les majestueux sites et monuments historiques mais aussi de «s’approprier» des parcelles de l’histoire qui font partie de la mémoire collective de la ville blanche et les sensibiliser à sa richesse architecturale.

 

  Les plus beaux sites de Casablanca, rarement accessibles au public ont accueilli, trois jours durant, ces visiteurs désireux de renouer avec l’histoire de la capitale économique du Royaume et qui ont pu déambuler dans ces parties de la ville considérées comme un véritable laboratoire architectural du début du XXe siècle. Ces amoureux de Casa ont été encadrés par des guides médiateurs afin de mieux connaître ses monuments, qui témoignent de la richesse architecturale et urbaine de cette ville la plaçant parmi les grandes métropoles du XXème siècle, avec une grande concentration de styles et de courants architecturaux internationaux à l’instar de Brasilia (Brésil) ou Chandigarh (Inde).

 

  Au fil des siècles, la ville a, tour à tour construite, détruite, assiégée et reconstruite, subi de nombreuses influences romaines, phéniciennes, berbères, arabes puis européennes voire même américaines. Ainsi le style néo-mauresque, principalement les premiers bâtiments construits en dehors de l’ancienne médina caractérisés par l’utilisation des arcs brisés, des carreaux de faïence sur les façades, des pergolas, des tuiles vertes sur les toits et les auvents et celui néoclassique immortalisé par des immeubles et villas rescapées avec colonnes, balcons, loggias, ornés de décorations florales, de guirlandes, de médaillons sculptés, côtoient celui art-déco avec ses formes géométriques, stylisés, débarrassés des ordonnances classiques et des ornements réalistes.

 

  C’est ce mixage entre l’art-déco et les arts décoratifs traditionnels marocains qui a donné naissance à de purs chefs-d’œuvre, notamment la ville moderne dont l’actuelle wilaya, le Tribunal, la Poste, Bank Al- Maghrib, le Consulat de France et autres.

 

  Juste à côté, l’Ancienne médina et sa muraille englobe de prestigieux monuments tels Dar Al Makhzen, Porte de la Marine, Maison de l’Union, Bab-jdid, Bab Marrakech, Bab Lekbir, Bab Marsa, les fortifications de la Sqala, la synagogue Ettedgui, l’Eglise espagnole Buena Ventura sans oublier la mosquée Jamâa Ould Al Hamra et Place Sidi Bousmara.

 

  Un projet emblématique de réhabilitation et de mise à niveau de Lamdina Lakdima, lancé par S.M. le Roi Mohammed VI en août 2010, devra offrir un nouveau visage à cette partie de la ville afin de lui permettre de se projeter dans l’avenir, après des années de marginalisation et d’abandon.

 

  Ce projet, qui avance à grands pas avec déjà un taux de réalisation de plus de 50%, ambitionne la réhabilitation de l’aspect architectural authentique, l’amélioration des conditions de vie des populations et la restauration des édifices historiques de la capitale économique du Royaume en vue de préserver la charge historique et culturelle qu’elle a véhiculée à travers les siècles. Et pour mieux vulgariser cette richesse dont regorge Casablanca et la transmettre aux générations futures, des animations culturelles et des conférences ont aussi meublé les trois jours de cette manifestation, initiée par l’association «Casamémoire» et qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des monuments et des sites de l’Unesco.

 

  Ces actions et autres initiatives prises au profit de la ville blanche contribuent sans doute à la préservation de ce patrimoine historique pour faire de Casablanca un pôle moderne, vivant et bruyant, et une destination touristique et culturelle.

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