jeudi 18 avril 2024

Egypte : un raid de l’armée dans le Sinaï tue 20 activistes

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Lareleve.ma-Agences

 

  Après l’attaque qui a visé dimanche un poste-frontières dans le Sinaï et provoqué la mort de 16 soldats égyptiens, le président égyptien avait promis une riposte. L’Egypte a décidé de fermer ses tunnels avec Gaza.

 

  L’armée égyptienne avait promis de se venger. Vingt activistes ont été tués ce mercredi dans des frappes menées par des hélicoptères de l’armée égyptienne dans le Sinaï, a indiqué un responsable militaire, trois jours après la mort de 16 gardes-frontières dans une attaque attribuée à des islamistes extrémistes. C’est la première fois, depuis des décennies, que l’armée égyptienne mène des frappes aériennes dans la péninsule du Sinaï. Un haut responsable militaire dans le Sinaï a déclaré à la presse, sous couvert de l’anonymat, que « 20 terroristes avaient été tués » dans ces frappes menées par des hélicoptères Apache et lorsque la deuxième division d’infanterie avait pris d’assaut Toumah. « L’opération se poursuit », a-t-il ajouté. D’autres responsables de la sécurité dans le nord du Sinaï ont fait part de frappes près de la ville de Cheikh Zouwayid, non loin du village. 

 

  L’Egypte est en effet sous le choc après la mort de 16 gardes-frontière, tués dans le Sinaï, dimanche, par des « terroristes » qui se sont ensuite infiltrés en Israël avant d’être neutralisés, accusant des éléments de l’enclave palestinienne de Gaza d’avoir appuyé les assaillants. « Nous jurons au nom de Dieu que nous allons venger » les 16 hommes tués dimanche soir près du poste-frontière de Karm Abou Salem (Kerem Shalom, en hébreu), avait affirmé le Conseil militaire égyptien dans un communiqué. « Les Egyptiens ne vont pas attendre longtemps avant de voir la réaction » à cette attaque « terroriste ».

 

Le Hamas a rejeté toute implication palestinienne

 

  Le commando, soupçonné de faire partie de la mouvance islamiste « jihadiste » par un responsable égyptien de la sécurité, a attaqué un poste-frontière entre l’Egypte et Israël, faisant 16 morts, avant de pénétrer en territoire israélien avec un blindé pris aux gardes-frontière et d’être neutralisé. Cinq membres du commando ont été tués, selon un porte-parole de l’armée israélienne. Les militaires ont plus tard précisé que les auteurs de l’attaque étaient au nombre de 35 et avaient été appuyés pendant l’assaut.

 

  Les militaires ont plus tard précisé que les auteurs de l’attaque étaient au nombre de 35 et avaient été appuyés pendant l’assaut, qui s’est produit au moment du repas de rupture du jeûne musulman de ramadan, par des tirs de mortier provenant de Gaza. 

 

  Cependant, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza Ismaïl Haniyeh a accusé Israël d’être « responsable, d’une manière ou d’une autre », de l’attaque et rejeté toute implication palestinienne. Et les Frères musulmans égyptiens ont évoqué une possible implication des services secrets israéliens, le Mossad, estimant que l’assaut visait à affaiblir le président Morsi, issu de leurs rangs.

 

Satisfaction en Israël

 

  Côté israélien, on s’est félicité de l’opération menée par l’armée israélienne: « la responsabilité du Sinaï relève de la seule Egypte, qui fait tout ce qui est dans son pouvoir pour lutter contre le terrorisme. Son succès permettra d’éviter des attentats terribles », a affirmé à la radio publique Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense. Interrogé sur une coopération entre militaires et services de sécurité israéliens et égyptiens, M. Gilad s’est montré discret. « Mieux vaut que les contacts ne soient pas rendus publics », a-t-il souligné. « La coordination sécuritaire avec l’Egypte continue conformément à l’esprit et à la lettre du traité de paix (conclu entre les deux pays en 1979), mais il est préférable de ne pas entrer dans les détails », a affirmé Amos Gilad. Selon les médias israéliens, l’opération lancée par l’armée égyptienne est la plus importante menée depuis la guerre de 1973. 

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