samedi 26 novembre 2022

Grogne des Parents d’Élèves suite aux «grèves incompréhensibles» des enseignants «contractuels»

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Dans l’attente d’une décision de la part du Conseil national, la Coordination nationale des enseignants recrutés par contrat auprès des AREF a annoncé la prolongation de la grève des cadres des AREF de deux jours supplémentaires, soit jusqu’au 15 mars.

Le Conseil national de la coordination a ainsi appelé les enseignants dits «contractuels» à l’adoption de formes d’escalade au niveau local, soulignant l’importance de l’implication de chacun pour défendre la dignité des enseignants. Le conseil a également appelé les associations des parents d’élèves à assumer la responsabilité du temps scolaire.

Cette prolongation de la grève intervient pour la deuxième fois consécutive après la première annonce, puis la prolongation de trois jours supplémentaires, après la condamnation par le tribunal de première instance de Rabat de plusieurs enseignants protestataires, notamment Nezha Magdi, qui a écopé de 3 mois de prison ferme pour « outrage envers un corps constitué » . Elle était poursuivie pour avoir accusé les forces de l’ordre de «harcèlement sexuel» lors de la dispersion à Rabat d’une manifestation d’enseignants contractuels le 17 mars 2021.

Le verdict rendu jeudi dernier a condamné 19 autres enseignants à deux mois de prison avec sursis. Et ce n’est que le premier groupe d’enseignants à faire l’objet de poursuites judiciaires.

En effet, le même tribunal a également condamné 13 enseignants du deuxième groupe à deux mois avec sursis. Entre-temps, il a statué contre 12 enseignants du troisième groupe, avec deux mois de sursis et une amende de 1.000 dirhams.

Les « enseignants contractuels » sont poursuivis pour entrave à la voie publique, outrage aux hommes de la force publique, violences à leur encontre et attroupement sans armes et sans autorisation.

Face à cette situation de congestion, c’est tout le secteur de l’enseignement qui est pris en otage entre les perturbations causées par la pandémie, et celles engendrées par les grèves répétitives.

La Fédération Nationale des Associations des Parents d’Élèves du Maroc (FNAPEM), a à cet égard exprimé son inquiétude et sa grogne face à la situation actuelle de l’école publique marocaine à la suite des «grèves incompréhensibles» des enseignants qui ont dépassé 40 jours, et qui font que le temps d’apprentissage scolaire des élèves est en constante perte, ce qui aggrave la crise du système qui connaît déjà de nombreuses défaillances.

Face à ces dysfonctionnements, et alors que la société marocaine attend avec impatience la réforme de ce système, la FNAPEM fait part de son désarroi face à l’attitude de ceux «qui préfèrent l’approche des calculs, même si cela conduit à sacrifier le temps scolaire de nos enfants et à violer les droits de l’apprenant qui est sorti du Covid avec de nombreuses lacunes et difficultés » .

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