dimanche 26 mai 2024

La réforme de l’enseignement, une priorité nationale pour le Maroc (Oxford Business Group)

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Lareleve.ma-MAP

 

  Soucieux d’offrir aux jeunes une meilleure formation en phase avec les exigences du marché de l’emploi, le Maroc a érigé la réforme de l’enseignement en priorité nationale avec des objectifs clairement définis, estime vendredi le cabinet international d’intelligence économique, Oxford Business Group (OBG).

 

  Une profonde refonte du système éducatif marocain a ainsi été opérée au cours des trois dernières années dans le cadre du Programme d’urgence de l’éducation nationale 2009-2012, indique ce think-tank qui publie des analyses et des rapports périodiques sur les principaux pays émergents.

 

  Financé grâce à un prêt de la Banque africaine de développement, le programme marocain vise à généraliser la scolarisation et améliorer la qualité de l’enseignement et le rendement du système éducatif, indique le Groupe, soulignant le renforcement graduel de l’accès à l’éducation enregistré durant les trois dernières années.

 

  Le taux d’inscription des élèves âgés de 6 à 11 ans s’élevait ainsi à 97.5 pc en 2010/11 contre 91.4 pc en 2007/08, indique la source, précisant que ce taux a également progressé pour les élèves âgés de 12 à 14 ans, passant de 71.3 pc à 79.1 pc, ainsi que pour les élèves de 15 à 17 ans, de 48.1 pc à 52.8 pc.

 

  Par ailleurs, OBG souligne qu’en 2011, les étudiants ont été plus nombreux à opter pour une filière scientifique et technique par rapport à 2008 (60.6 pc contre 55.1 pc). Les taux de réussite scolaire sont également à souligner, le nombre de candidats admis au baccalauréat affichant une hausse de 14.04 pc.

 

  Le cabinet note, par ailleurs, que bien que l’accès à l’éducation et le taux de fréquentation scolaire s’améliorent de façon régulière, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir.

 

  Et OBG d’ajouter que compte tenu de la nécessité d’améliorer les résultats à court terme, en particulier le taux de chô mage tenace qui exacerbe l’inégalité structurelle, un certain nombre d’initiatives supplémentaires sont actuellement déployées par le Maroc en partenariat avec des bailleurs de fonds étrangers afin d’influer de façon plus ciblée sur la qualité de la gouvernance et de l’enseignement.

 

  La source rappelle, dans contexte, que le ministre de l’Education nationale, Mohamed El Ouafa, avait annoncé en mai dernier le lancement d’un projet chiffré à 18.5 millions de dollars, mené en partenariat avec le gouvernement canadien, pour appuyer la gestion des 9,705 établissements publics du Maroc.

 

  Ce programme sur 4 ans, intitulé Pagesm (2011-15), vise à renforcer les capacités de gestion des établissements à l’échelle locale et aider le Maroc à accélérer la réforme du système éducatif, explique le cabinet, soulignant que ce projet répond parfaitement à l’objectif du Programme d’urgence de l’éducation nationale visant notamment à confier l’administration et la stratégie aux universités et aux établissements d’enseignement supérieur pour opérer une décentralisation.

 

  L’égalité des chances dans l’enseignement est également l’une des grandes priorités du gouvernement marocain, ajoute OBG, citant dans ce sens la décision prise au début de l’année par M. El Ouafa de supprimer les formulations telles que école de l’excellence ou lycée de référence utilisées par des établissements qui appliquent des procédures d’admission exclusives et attirent les meilleurs enseignants.

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