jeudi 18 avril 2024

Fête du travail: Meetings sur fond de revendications sociales

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Lareleve.ma-MAP

 

  Plusieurs centrales syndicales ont organisé, mardi à Casablanca, des meetings pour célébrer le 1er mai, qui offre l’occasion de dresser le bilan des acquis et réitérer les principales revendications de la classe ouvrière.

 

   La fête du travail, célébrée cette année dans un contexte marqué par l’adoption de la nouvelle constitution, est une occasion pour la classe ouvrière de dresser le bilan des réalisations et des acquis et ce, après la mise en œuvre de la nouvelle constitution, a souligné Mustapha Nachit, Secrétaire Régional à Casablanca de l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM).

 

  Le militant syndical, qui s’exprimait lors d’un meeting organisé à l’occasion de la célébration du 1er mai sous le thème « avec le peuple pour toujours », a ajouté que le nouveau gouvernement issu des urnes se doit aujourd’hui de répondre aux espérances de la classe ouvrière pour des conditions de travail idoines et un salaire décent garantissant le pouvoir d’achat et aussi pour la protection des libertés syndicales, appelant le gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent, notamment sur les plans de la promotion professionnelle, de l’augmentation à hauteur de 3000 dirhams du SMIG et de la poursuite de la réforme fiscale par la révision du taux d’imposition sur les revenus.

 

   L’Union Marocaine du Travail (UMT) poursuivra, avec force et détermination, sa bataille historique pour la défense de la liberté syndicale dont en premier le droit de grève et celui de la négociation et d’un dialogue véritable, a souligné le secrétaire général de la centrale syndicale M. Miloudi Moukharik.

 

  Le droit de grève est un droit fondamental garanti par la constitution. Il a été acquis grâce aux luttes des travailleurs et ne peut être règlementé, limité ou incriminé, a-t-il fait savoir dans un discours prononcé à l’occasion du 1-er mai que la centrale célèbre cette année sous le thème « La défense des droits et la préservation des acquis, voie de réalisation de la justice sociale ».

 

  Le projet de loi de finance, élaboré par le gouvernement, n’a pas pris en considération les principales revendications de l’Union des Syndicats des Travailleurs Libres (l’USTL), a affirmé son secrétaire général, Moulay Salah Semlali.

 

  Il s’agit notamment de l’augmentation générale des salaires, y compris le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), l’application de l’échelle mobile des salaires et la baisse de l’âge de la retraite, a-t-il indiqué lors d’un meeting organisé par l’USTL, à l’occasion de la fête du travail.

 

   L’Union Nationale du Travail au Maroc (UNTM) a plaidé pour la mise en oeuvre avec détermination des réformes contenues dans le programme gouvernemental particulièrement celles relatives à la lutte contre la corruption et à la promotion de la gouvernance, tout en liant la responsabilité à la reddition des comptes.

 

  « Le gouvernement sera soutenu par la classe ouvrière à chaque fois qu’il est question de mesures visant à tarir les sources de la corruption et à diffuser les principes et valeurs de transparence», a précisé dans ce sens M. Mohamed Yatim, secrétaire général de l’UNTM qui célèbre la fête du travail sous le thème  »Ensemble contre la prévarication et pour une justice sociale ».

 

  Il a d’autre part appelé à mettre en œuvre les engagements contenues dans l’accord du 26 avril 2011 entre le gouvernement et les syndicats particulièrement ceux relatifs à l’adoption de l’échelle mobile des salaires et à la révision de la grille des salaires.

 

  La classe ouvrière affiliée à la Confédération Démocratique de Travail (CDT) a célébré, mardi à Casablanca, la fête du travail sous le signe « la démocratie est la solution ».

 

  Dans une allocution prononcée devant les manifestants rassemblés dans un meeting à Derb Omar, le Secrétaire Général de la CDT, Noubir Amaoui, a assuré que son syndicat, fidèle à ses engagements socio-politiques et à ses fondamentaux idéologiques, est déterminé à poursuivre la lutte et à militer pour la consolidation du changement politique.

 

  Revenant sur les faits marquants sur la scène nationale, il a estimé que « la nouvelle constitution reste en deçà des espérances », estimant également que « les dernières échéances électorales n’ont pas permis de réaliser une rupture totale avec certaines pratiques du passé ».

 

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