vendredi 3 février 2023

Retraites: La commission technique se réunira vendredi

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Lareleve.ma-Mohamed Jaabouk

 

  L’épineux dossier de la retraite revient à la Une de l’actualité. La commission technique se réunira, vendredi, pour la seconde fois après celle du lundi, pour concocter la meilleure potion à même de redonner vigueur à des systèmes de retraites dont les indicateurs sont au rouge.

 

  Deux approches se disputent la vedette: une purement financière, basée sur l’équilibre et la pérennité, défendue par l’exécutif et le patronat et une autre sociale revendiquée par les syndicats soutenus par le BIT (Bureau international du travail).  « La rencontre du lundi rompe le gel qu’a connu ce dossier sous l’ancien gouvernement, au cours de laquelle nous avons commencé à examiner sérieusement le dossier. Le vendredi nous devrons accélérer la cadence », nous résume Mohamed Hakech, représentant de l’UMT au sein de la commission technique.

 

  Au centre des prochains rendez-vous de ladite commission, l’examen du rapport du bureau d’étude français Charles Riley, remis le 30 août 2010, lequel s’est prononcé pour « un seul régime de base unifié pour tous les salariés avec l’introduction d’une retraite complémentaire pour les fonctionnaires», nous confie Hakech. «C’est à nous maintenant d’introduire des amendements et de soumettre de nouvelles propositions en vue d’arriver à une solution consensuelle entre les différentes approches des membres de la commission techniques ». 

 

La CMR dans le rouge

 

  Parmi les quatre caisses de retraites existant au Maroc (le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR),  la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) et la caisse marocaine de retraites (CMR)), c’est justement la situation de cette dernière réservée aux fonctionnaires, qui est la plus alarmante. Sa faillite est prévue en 2020, si rien n’est entrepris pour sauver le navire.

 

  Comment en est-on arrivé là ? La CNSS, réservée aux salariés du privé, souffre, mais dans une moindre mesure, des mêmes problèmes. Son assise financière n’est guère stable. Pendant des années, cette caisse a était victime de mauvais gestionnaires, causant la perte de 115 milliards de dhs. L’affaire est devant la justice.

 

  2003 a marqué l’année de l’amorce de la réforme des caisses de retraites au Maroc. Neuf ans après, loin est encore le bout du tunnel. Le bureau d’études français Charles Riley a remis sa copie en été 2010. La commission nationale, présidée par le chef du gouvernement, attend que la commission technique parvienne à une solution consensuelle pour ensuite l’adopter ou l’amender.

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