dimanche 26 mai 2024

Elle vole son magasin Tati et fait licencier le vigile

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Fabrice Amede

  Avant, de partir par l’issue de secours, la directrice avait remplit son sac d’articles de maquillage, d’une brosse à dent, de produit vaisselle.

 

 

  Le conseil des prud’hommes de Dieppe doit se pencher sur le cas de Ludovic B, un vigile qui a perdu son travail dans la boutique Tati de la ville après avoir dénoncé sa directrice. Il l’accuse de faits insolites pour une directrice de magasin: avoir volé sa propre boutique Tati.

 

 

  La mésaventure de Ludovic B. a commencé le 29 juin. Ce jour-là, ce vigile de la société Gardiennage Sécurité Privée (GPS) qui assure la sécurité des boutiques Tati en France, est alerté par une femme de ménage qui nettoie les bureaux et lui signale que le sac de la directrice est plein d’articles Tati de la boutique.

 

 

  Le vigile découvre alors des articles de maquillage, une brosse à dent, du produit vaisselle… Soucieux de ne pas accuser la directrice à tort, Ludovic B. attend la fermeture du magasin. Les caissières lui assurent que la directrice n’est pas passée en caisse. Ce soir-là, cette dernière est d’ailleurs curieusement rentrée chez elle en passant par l’issue de secours.

 

 

Trois fautes graves

 

  Le vigile alerte alors la direction de la société GPS basée à Clermont-Ferrand qui lui conseille d’essayer de prendre l’intéressée en flagrant délit. Ce qu’il parvient à faire trois jours plus tard. Lorsqu’il lui demande d’ouvrir son sac, la directrice de la boutique s’enfuit et revient quelques instants plus tard avec son sac vide. Les faits auraient été constatés par quatre salariés de la boutique.

 

 

  Ludovic, qui a rapporté ce nouvel événement, raconte avoir été félicité par la direction de la société de gardiennage ainsi que par le directeur régional de Tati. Pourtant, quand il est rentré de vacances quelques semaines plus tard, le gardien a appris qu’on lui proposait une rupture conventionnelle de contrat ou une mutation à Clermont-Ferrand. Face à son refus, son employeur lui aurait trouvé trois fautes graves.

 

 

 

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