vendredi 3 février 2023

Vague d’indignation après la profanation d’une mosquée à Montauban

-

 

 

 

Lareleve.ma-AFP

 

  La profanation mercredi, en plein Ramadan, d’une mosquée à Montauban, au sud-ouest de la France, a entrainé une vague d’indignation aussi bien chez les musulmans que chez les autres composantes de la société française, solidaire pour dénoncer cet acte xénophobe.

 

  La communauté de Montauban, encore traumatisée par l’assassinat en mars dernier de deux parachutistes par le djihadiste Mohamed Merah, auteur de cinq autres meurtres qui ont visé juifs et musulmans dans la région toulousaine, s’est dite choquée par la profanation de ce symbole du culte musulman, à l’entrée duquel ont été découverts deux têtes de cochon et une importante mare de sang.

 

  Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a ainsi dénoncé « avec force la profanation odieuse, en ce mois sacré de ramadan, de la mosquée de Montauban », en se disant « profondément indigné par cet acte abject qui a visé un lieu de prière et de recueillement ».

 

  Son président, Mohamed Moussaoui, a notamment lancé « un appel pressant et urgent aux pouvoirs publics pour que les auteurs de cette profanation soient arrêtés et jugés avec la sévérité qui s’impose ».

 

  De son côté, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’est associé « à la colère de la communauté musulmane profondément insultée pendant le mois du ramadan », alors que la maire de Montauban, Brigitte Baréges, a condamné fermement « un acte odieux et blasphématoire ».

 

  Au niveau du gouvernement, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est dit « indigné » devant « un acte aussi révoltant qui porte atteinte à la dignité des Musulmans de France et choque l’ensemble de nos compatriotes attachés aux valeurs de tolérance ».

 

  Il les assure de sa « totale détermination et celle des services de police en charge de l’enquête à identifier les responsables de cet acte indigne afin de les déférer devant la justice ».

 

  « Ce sont des faits graves, mais nous penchons plutôt pour un acte isolé », a indiqué le commandant de Thierry Larroui du commissariat de Montauban, en charge de l’enquête, qui met en avant la parfaite cohabitation entre les différentes communautés religieuses de la ville, comme en témoigne l’affaire Merah qui a « montré une ville unifiée ».

 

  Selon l’observatoire de l’islamophobie en France, les actes islamophobes auraient augmenté de 15 pc au cours des six premiers mois de l’année.

- Advertisment -