lundi 22 juillet 2024

Casablanca : Offre abondante en dattes nationales et arabes à l’approche du mois béni

-

A Derb Mila au quartier El Farah à Casablanca, les étales des commerces de dattes sont bien garnis avec une offre riche et variée de dattes nationales et arabes à l’approche du mois béni de Ramadan.

Comme à l’accoutumée à l’approche du mois sacré, ce marché célèbre est fortement prisé par les acheteurs des commerces de gros et de détail pour acquérir cette composante incontournable de la table ramadanesque.

Le mois sacré de cette année intervient dans contexte particulier, en l’occurrence la reprise post-Covid et ce, en dépit de la hausse marquant des prix des produits alimentaires y compris les dattes qui, selon certains commerçants, ont connu une légère hausse cette année.

Dans ce marché, les fameuses dattes « Majhoul » (inconnu) demeurent toujours en tête des variétés aussi bien marocaines qu’arabes étant donné leur qualité et leur gout. Il s’agit d’un produit phare très prisé en dépit de la disponibilité de d’autres variétés riches en teneur nutritionnelle, comme l’affirment nombre de nutritionnistes.

Dans des déclarations à M24, la chaîne d’information en continu de la MAP, des commerçants ont affirmé qu’en plus de « Majhoul », qui reste de loin la variété la plus prisée, le marché offre aux clients une multitude de variétés comme Boussakry, Boufkouss, Jihel, Bousstehmi, Tarzawa, El Aziza et Kholt.

Les étales des commerces de Derb Mila sont tout aussi bien approvisionnés en dattes provenant du monde arabe qui, à leur tour, ont des fidèles consommateurs qui en achètent depuis des années.

A cet égard, Mohcen El Alaoui, commerçant de dattes et de fruits secs à Derb Mila, a affirmé que l’offre est très abondante et les prix varient selon la qualité et la variété des dattes, notant que le prix reste, de manière générale, raisonnable et adapté à toutes les bourses.

Tout en faisant remarquer que cette année, l’affluence sur l’achat des dattes est en deçà de la dynamique des années d’avant la pandémie, il a expliqué que les prix des dattes locales et arabes varient selon la qualité, précisant que le produit phare demeure toujours Majhoul, suivi due Boufkouss et du Jihel.

« Les dattes importées proviennent d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de Tunisie », a-t-il précisé.

S’agissant des prix, la variété de Majhoul arrive en tête avec environ 130 Dh/Kh pour le gros calibre et entre 75 et 80 dh pour le petit calibre, suivie d’autres variétés nationales dont les prix oscillent entre 25 et 50 Dh/Kg, a-t-il fait savoir, notant que la production des dattes locales reste modeste à cause de plusieurs facteurs, à leur tête les années successives de sécheresse.

Pour sa part, Youssef Chamli, également commerçant à derb Mila, a estimé que l’affluence sur les dattes reste faible par rapport aux années d’avant le coronavirus, notant que les prix des dattes marocaines ont enregistré une hausse de 30 pc sur une année.

A cet égard, il a cité à titre d’exemple la variété de Jihl dont le prix oscillait l’année dernière entre 10 et 35Dh/Kg, tandis que cette année, son prix varie entre 25 et 50 Dh/Kg.

Son confrère, Abdelkrim Belkassab, affirme garder le même niveau d’affluence grâce à une clientèle fidèle qui ne s’approvisionne que chez lui.

Dans des déclarations, nombre de visiteurs du marché ont fait part de leur préférence pour les dattes marocaines, qui selon eux, se distinguent par leur goût particulier, alors qu’une minorité préfère la datte venue de pays arabes.

De nombreuses recherches ont établi que les dattes constituent une source riche en phosphores qui boostent la vitalité du cerveau et du corps et luttent contre l’anémie. Au Maroc, elles sont largement utilisées comme ingrédients en pâtisserie.

Selon les experts en nutrition, les dattes disposent de valeurs nutritionnelles très importantes pour l’organisme avec notamment une excellente teneur en glucides et en fibres alimentaires, outre leur richesse en calcium, magnésium, fer, potassium et antioxydants.

Le noyau des dattes est également utilisé comme aliments de bétail, tandis que certaines coopératives l’utilise en tant que matière première dans la préparation d’une variante particulière du café dans les cadre des produits du terroir.

- Advertisment -