lundi 28 novembre 2022

Sehimi : Le nouveau rapport de HRW défend une mauvaise cause

-

Le politologue et professeur de droit, Mustapha Sehimi, a affirmé que le rapport de Human Rights Watch (HRW) a défendu une « mauvaise cause », tout en épinglant l’organisation pour le timing choisi pour la publication de ce document « tendancieux », deux jours avant la célébration de la glorieuse Fête du Trône.

« On n’a eu droit qu’à une mauvaise cause et au parti pris qui est depuis des lustres le marqueur de cette institution américaine », a précisé M. Sehimi lors d’une conférence de presse organisée, mardi, par l’Association marocaine des droits des victimes (AMDV), en présence d’un parterre de journalistes et de spécialistes des droits humains.

Pointant du doigt le titre de ce document, M. Sehimi a estimé que ce texte se veut un réquisitoire en coupe réglée du « Système » dans ses multiples pans (autorités, parlement, parquets, justice), et une sorte de « brûlot » visant à ternir et à écorner l’image du Royaume, ajoutant qu’il s’agit d’une simple provocation « gratuite, inacceptable et indécente ».

Cette organisation, qui se dit à but non lucratif, a une visée politique « évidente, patente et ciblée », a relevé le politologue, soulignant que HRW n’a pas autre chose sous la main que certaines affaires qu’elle a « recyclées » dans son nouveau rapport annuel comme si elles relevaient d’une brûlante actualité des derniers mois.

Il s’agit de plusieurs affaires judiciairement actés depuis des années, a-t-il rappelé, soulignant que HRW s’échine à les médiatiser comme un « fourgue » receleur en panne de clients. « HRW est un vecteur de désinformation, une machine de communication qui n’a qu’une seule feuille de route: l’hostilité à l’endroit du Maroc », a-t-il soutenu.

« Durant plus de deux ans, HRW a mené des enquêtes auprès d’une centaine de personnes (défenseurs des droits humains, activistes sociaux et politiques, avocats, journalistes,…). Elle n’a pourtant pas entendu une seule personne victime de violences. Elle a œuvré seulement dans le cadre d’une vision unilatérale », a-t-il dit, ajoutant qu’il s’agit d’une simple instrumentalisation d’un agenda politique bien connu et d’une ingérence flagrante dans la vie politique et institutionnelle du Royaume.

Et de conclure que HRW « se trompe d’époque. Et de Maroc ». De son côté, la présidente de l’AMDV, Aïcha Guellaa, a qualifié de biaisé et de mensonger aussi bien sur le fond que sur la forme, le dernier rapport de HRW ajoutant que c’est un rapport publié délibérément deux jours avant la Fête du Trône.

Maître Guellaa a, par ailleurs, dénoncé les accusations fallacieuses du rapport au sujet de « l’iniquité et de l’injustice des procès ».

- Advertisment -