samedi 26 novembre 2022

Rabat:le jazz a opéré son grand retour au Chellah

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Après un hiatus de deux ans, le jazz a opéré jeudi soir son grand retour dans les vestiges de la nécropole romaine du Chellah, à Rabat, reprenant ainsi sa place de passerelle musicale entre les deux rives du Détroit, avec une 25ème édition placée sous le thème « Jazz européen – Musiques marocaines ».

Lancé en 1996, le Jazz au Chellah est une initiative de l’Union européenne au Maroc, organisé en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et la Wilaya Rabat-Salé-Kénitra. La 25ème édition de ce rendez-vous devenu incontournable pour les autochtones et les touristes s’inscrit également dans le cadre de la célébration de Rabat capitale africaine de la culture.

Ainsi, c’est le quartet multinational Arifa qui a ouvert le bal dans le site historique du Chellah avec un panel musical combinant cultures orientale et occidentale, avant d’être rejoint par l’artiste montante Soukaina Fahsi, accompagnée du chanteur et grand spécialiste du Ribab amazigh, Aziz Ouzous. Le duo a facilement conquis la sensibilité musicale d’un public hétéroclite, en interprétant des chansons inspirées de l’art de l’Aita et Gnaoua telles que « le Poème » ou l’émouvante « Kharboucha ». La deuxième partie de soirée a été marquée par la performance du groupe « Magic Spirit Quartet », composé d’artistes d’Afrique du Nord et d’Europe, dont le maître de la musique gnaouie Majid Bekkas et le trompettiste suédois Goran Kajfes. Ce mélange musical sophistiqué a suscité acclamation et applaudissements d’un public à l’oreille bien aiguisée. Lors de son allocution à l’occasion de l’ouverture de cette édition, l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Patricia Llombard Cussac, a affirmé que le Jazz au Chellah est une manifestation basée sur le dialogue, l’échange et le respect mutuel, à l’image du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne.

Insistant sur le caractère universel du Jazz en raison de sa capacité à s’ouvrir aux musiques du monde, Mme Llombard Cussac a expliqué que « si la musique jazz puise ses racines en Afrique, elle a aujourd’hui traversé mers et océans pour se fondre dans les identités musicales d’Amérique et d’Europe », notant que le jazz est aujourd’hui « synonyme de liberté et de métissage ».

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