mardi 16 avril 2024

L’Etat hébreu participera bien à l’Eurovision mais une chanson a été retoquée

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Israël prendra bien part à l’Eurovision 2024 en mai alors que plusieurs pays avaient demandé son exclusion de la compétition. En revanche, la chanson envisagée au départ a été écartée en raison de ses paroles politiques, selon le site israélien Ynet

Les organisateurs du concours de l’Eurovision ont fini par trancher. Ils ont définitivement écarté jeudi l’idée d’exclure Israël de la compétition, contrairement à ce qu’ils avaient fait pour la Russie au lendemain de l’invasion par le pays de l’Ukraine en 2022.

En revanche, selon le média israélien Ynet, une chanson avec laquelle l’Etat hébreu voulait concourir a été rejetée après que l’Union européenne de radiotélévision (UER), qui regroupe les diffuseurs et chapeaute la compétition, a demandé à « vérifier qu’elle ne contenait pas de message politique ». Une exigence conforme au règlement et qui « n’est pas inhabituelle ». En 2021, la Biélorussie avait été exclue du concours car elle n’était pas parvenue à proposer dans les délais imparties une chanson n’enfreignant pas « la nature non-politique » de l’événement.

Le site Ynet précise que deux autres chansons sont envisagées et que le comité de séléction se réunira samedi pour trancher une fois que l’UER aura validé le contenu des paroles.

L’UER a par ailleurs assuré que l’Etat hébreu prendra bien part à l’Eurovision, malgré les appels à bannir Israël du concours émanant de plusieurs pays à la suite de la guerre à Gaza. Ce sont depuis les pays nordiques (Islande, Norvège et Suède) que les premières contestations s’étaient faites entendre, dès l’annonce de la participation d’Israël le 5 décembre dernier.

« Le concours Eurovision de la chanson est un événement musical apolitique et une compétition entre les radiodiffuseurs de service public membres de l’UER. Il ne s’agit pas d’un concours entre gouvernements », relève Noel Curran, précisant que l’UER est « consciente » des nombreuses voix qui s’élèvent pour exclure Israël du concours de cette année.

Dans le cas d’Israël, explique-t-il, « nos organes directeurs (…) ont convenu que le radiodiffuseur public israélien Kan satisfaisait à toutes les règles du concours pour cette année et qu’il pouvait participer comme il l’a fait au cours des 50 dernières années ».

En revanche, poursuit-il, « dans le cas de la Russie, les radiodiffuseurs russes avaient été suspendus de l’UER en raison de leurs manquements persistants à leurs obligations de membre et pour avoir violé les valeurs du service public ».

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