mercredi 7 décembre 2022

L’accueil du chef des séparatistes fait partie d’un « deal » entre la Tunisie et l’Algérie

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L’accueil du chef des séparatistes à Tunis fait partie d’un “deal” entre la Tunisie et l’Algérie, a indiqué le journaliste américain, Ahmed Fethi, en soulignant que les actions de la Tunisie de Kaïs Saïed sont “perplexes” d’autant plus que son pays ne reconnaît pas le “polisario”.
S’exprimant sur Voice of America (VOA), le service de diffusion internationale par radio et télévision du gouvernement américain, M. Fethi a relevé que le chef de l’Etat tunisien fait face à des “pressions énormes” sur le plan interne.
Le mois dernier, Kaïs Saïed a rencontré son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune, sachant que l’Algérie est le “pourvoyeur principal” de la Tunisie en matière énergétique.
“Je pense qu’un deal a été passé (entre les deux parties) ou une pression a été exercée par l’Algérie sur la Tunisie”, a fait observer mardi le journaliste américain, qui est également correspondant résidant aux Nations Unies.
Il a en outre relevé qu’il a été convenu dès le départ et avec l’accord de la Tunisie, que seuls pourront prendre part à la TICAD-8, les pays ayant reçu une invitation cosignée par le Premier ministre Japonais et le président tunisien, notant qu’une note officielle diffusée par le Japon, le 19 août 2022, souligne explicitement que cette invitation cosignée est “l’unique et authentique invitation sans laquelle aucune délégation ne sera autorisée à participer à la Ticad 8”. Cette invitation n’est pas destinée à l’entité mentionnée dans la note verbale du 10 août 2022, c’est-à-dire l’entité séparatiste, a ajouté M. Fethi.
Rappelant la place “cardinale et vitale” de la question du Sahara, pour l’ensemble des Marocains, toutes catégories confondues, ce fin connaisseur des affaires internationales est revenu sur le dernier discours de SM le Roi Mohammed VI à l’occasion du 69è anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, dans lequel le Souverain a souligné que le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international, et l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats que le Royaume établit.
M. Fethi a, par ailleurs, fait remarquer que très peu de pays reconnaissent l’entité fantoche, alors qu’au sein de l’Union africaine, plus de la moitié des membres soutiennent la souveraineté et l’intégrité territoriale du Maroc ou son plan d’autonomie pour les provinces du Sud.
Il a, dans ce cadre, rappelé la position exprimée récemment par le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, qualifiant le plan marocain d’autonomie de sérieux, crédible et réaliste.
Dans un article publié sur le site internet www.amerinews.tv, M. Fethi a également indiqué que l’agissement tunisien intervient après que l’Espagne ait soutenu le plan d’autonomie à l’image des Etats-Unis, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie, Chypre, le Portugal et bien d’autres pays qui ont ouvert des consulats à Laâyoune et Dakhla.
Le journaliste a tenu à rappeler qu’en 2020, les Etats-Unis ont reconnu la souveraineté pleine et entière du Maroc sur ses provinces du Sud, une position confirmée à maintes reprises par l’actuelle administration américaine.
Il a, de même, repris les deux communiqués du ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger au sujet du comportement “provocateur” du président tunisien.

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