lundi 28 novembre 2022

Edmond Amran El Maleh : Ecrivain juif marocain antisioniste

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El Maleh est né à Safi, au Maroc dans une famille juive berbère. Il a déménagé à Paris en 1965, y travaillant en tant que journaliste et professeur de philosophie.

Il n’a commencé à écrire qu’en 1980, à l’âge de 63 ans, faisant des allers-retours entre la France et le Maroc. Il a déclaré que, malgré son long séjour en France, il avait consacré toute sa vie littéraire au Maroc. De 1999 jusqu’à sa mort, il a vécu à Rabat.

El Maleh était un antisioniste et a déclaré que son père lui avait appris que le sionisme n’avait rien à voir avec le judaïsme et que ce que les juifs faisaient aux Palestiniens était contraire aux principes de la foi juive. Il est resté par conséquent isolé et ignoré par la majeure partie de la communauté juive marocaine. Il fut enterré, selon ses volontés, au cimetière juif d’Essaouira. Il écrivait en français.

Œuvres

  • Abner, Abnour (La Pensée sauvage/Le Fennec, 1996).
  • Le café bleu. Zrirek (La pensée sauvage, 1999)
  • Mille ans, un jour (Le Fennec, 1990 – André Dimanche, 2002 (1986))
  • Le Retour d’Abou El Haki (La Pensée sauvage, 1990).
  • Jean Genet, Le Captif amoureux et autres essais (La Pensée sauvage/Toubkal, 1988 )
  • Aïlen ou la nuit du récit (La Découverte, 1983, réédité par André Dimanche, 2000)
  • Parcours immobile (Maspéro, 1980 puis réédité par André Dimanche, 2001) : Roman
  • La maIle de Sidi Maâchou (Al Manar 1998)
  • Essaouira Cité heureuse
  • Une femme, une mère (éditions Lixus, Tanger 2004)
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