lundi 22 avril 2024

Une rapporteuse de l'ONU appelle à la libération immédiate des défenseurs des droits de l’homme en Algérie

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La répression incessante des militants et activistes pacifiques du Hirak en Algérie a fait réagir la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawler, qui a appelé lundi à la libération immédiate des défenseurs des droits de l’homme dans ce pays.

Cette experte de l’ONU a réclamé notamment au gouvernement algérien la libération immédiate de l’activiste Zaki Hannache et de Faleh Hammoudi, le premier responsable du bureau de la Ligue Algérienne de Défense Des Droits de l’Homme (LADDH) à Tlemcen, à l’ouest du pays.

« J’ai reçu ce week-end des informations inquiétantes sur la détention des défenseurs des droits humains en Algérie, Faleh Hammoudi et Zaki Hannache », a écrit sur Twitter la rapporteuse onusienne, qui a demandé aux autorités algériennes de « les libérer immédiatement et sans condition ».

La réaction de cette haute responsable de l’ONU vient s’ajouter aux multiples rapports d’organisations et d’instances internationales dénonçant l’ampleur de la répression des libertés publiques et des droits civiques en Algérie.

En décembre dernier, plusieurs instances des Nations Unies relevant du Conseil des Droits de l’Homme avaient interpelé les autorités algériennes concernant des centaines de militants, de journalistes et de défenseurs des Droits de l’Homme qui ont été poursuivis indûment en justice sous des accusations liées au terrorisme.

Dans une communication, les instances concernées, notamment la Rapporteuse Spéciale sur le respect des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales et la lutte anti-terroriste, indiquent clairement que le code pénal algérien, par lequel ces poursuites ont été engagées, n’est pas en conformité avec les définitions du terrorisme telles qu’avancées par les résolutions du Conseil de Sécurité et le mandat de ladite Rapporteuse Spéciale.

Les experts onusiens rappellent également que le Comité des Droits de l’Homme dans ses conclusions, telles qu’adoptées récemment sur la situation des droits de l’homme en Algérie, avait dénoncé l’utilisation et le détournement des lois antiterroristes en vue de poursuivre des défenseurs des droits de l’homme ou des journalistes en Algérie.

Dans leur correspondance détaillée analysant en profondeur les dépassements massifs auxquels s’adonnent les autorités algériennes, les experts onusiens expriment leur profonde inquiétude quant à ces dépassements et détournements et au pouvoir discrétionnaire que se sont arrogé les autorités algériennes pour poursuivre et condamner les activistes du Hirak.

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