vendredi 12 avril 2024

Présidentielles en Algérie : Le peuple otage d’un système militaro-oligarchique

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La récente annonce de l’organisation anticipée d’une élection présidentielle en Algérie a suscité un étonnement généralisé au sein de la population ainsi que dans les cercles politiques.

Dans un pays où les décisions politiques sont souvent prises en coulisses, cette initiative a soulevé des questions sur les véritables motifs derrière cette démarche et sur les acteurs qui la dirigent.

Cet événement s’inscrit dans une longue histoire de transitions politiques tumultueuses en Algérie, marquées par des démissions présidentielles, des manipulations militaires et des jeux de pouvoir opaques.

L’Algérie a connu une série de démissions présidentielles, dont la plupart étaient dues à des pressions militaires.

Démissions forcées

  • Chadli Bendjedid: Démissionne en 1992 sous la pression des généraux « janviéristes ».
  • Liamine Zeroual: Écourte son mandat en 1998 et organise une présidentielle anticipée face aux pressions des « décideurs de l’ombre ».
  • Abdelaziz Bouteflika: Démis en 2019 par le général Gaïd Salah après 20 ans de règne.
  • Abdelmadjid Tebboune: Annonce une présidentielle anticipée en 2024, probablement sous la contrainte des militaires.

Les exceptions

  • Ahmed Ben Bella: Renversé par un coup d’État militaire en 1965 dirigé par Houari Boumediene.
  • Houari Boumediene: Le seul président à assumer son coup d’État, il dissout l’Assemblée nationale et gèle la Constitution.

L’armée algérienne a joué un rôle crucial dans la politique du pays, contraignant de nombreux présidents à la démission. Le peuple algérien se voit ainsi privé de son droit à l’autodétermination et à l’élection libre de ses dirigeants.

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