dimanche 23 juin 2024

Cinq ans de prison à l’encontre de Silvio Berlusconi pour une affaire de corruption

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Lareleve.ma-Agences

  Le parquet de Milan (nord de l’Italie) a requis, mercredi, une peine d’emprisonnement de cinq ans à l’encontre de l’ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, pour implication présumée dans une affaire de corruption, rapportent les médias italiens.

 

 

  Dans cette affaire, Berlusconi est accusé d’avoir versé 600.000 dollars à son ancien avocat britannique, David Mills, contre des faux témoignages dans deux procédures durant les années 1990.

 

 

  L’ex-chef du gouvernement italien avait, à plusieurs reprises, par le passé mis ce procès sur le compte de la « persécution judiciaire » dont il fait l’objet, qualifiant d' »infondées » les accusations des procureurs de Milan qui, selon lui, « utilisent le droit contre ceux qu’ils considèrent comme des adversaires politiques ».

 

 

  Pour Berlusconi, ce procès est « paradoxal, incroyable, vraiment surréaliste » car « il n’y a pas de motivation pour la corruption, ni de preuve que des fonds aient été versés, rien de rien ».

 

 

  « Nous avons la certitude, au-delà de tout doute raisonnable, que l’accusé est coupable », continue à marteler pour sa part le procureur Fabio De Pasquale.

 

 

  L’avocat Mills avait été condamné pour les mêmes faits en première instance et en appel, mais il a ensuite bénéficié de la prescription.

 

 

  Berlusconi est poursuivi dans un autre procès dit « Rubygate » pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

 

 

  Mardi, la Cour constitutionnelle italienne avait rejeté un recours parlementaire qui contestait la compétence du tribunal de Milan (nord) pour juger cette affaire.

 

 

  Selon la motion parlementaire, le tribunal pénal de Milan n’était pas compétent pour juger Berlusconi et il revenait à un « tribunal des ministres », un collège de magistrats constitué pour l’occasion, de se prononcer sur cette affaire.

 

 

  Sur la base de la décision prise mardi, la Cour constitutionnelle a donné le feu vert à la poursuite du procès par le tribunal milanais.

 

 

 

 

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