vendredi 23 février 2024

Le chef de la rébellion touareg du MNLA « pas concerné » » par le cessez-le-feu »

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AFP

  L’appel au cessez-le-feu lancé à Alger « ne nous concerne pas », a indiqué le secrétaire général de la rébellion touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Ag Cherif, dans une interview publiée lundi dans le quotidien arabophone El Khabar.

 

 

  Samedi, le gouvernement malien et l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement ont lancé à Alger un appel « pressant » à l’arrêt des hostilités au nord du Mali pour privilégier dialogue et concertation.

 

 

  L’appel a été lancé suite à une rencontre du 2 au 4 février à Alger entre une délégation du gouvernement malien, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Soumeylou Boubeye Maïga, et une délégation de l’Alliance démocratique du 23 mai pour le changement.

 

 

  Des membres de l’Alliance combattent aux côtés du MNLA contre l’armée dans le nord du Mali, selon Bamako.

 

 

  L’Alliance du 23 mai est une organisation d’ex-rebelles touareg qui avait repris les armes en mai 2006, avant de signer des accords de paix avec le gouvernement malien, grâce à une médiation algérienne, connus sous le nom d’ « accords d’Alger ».

 

 

« L’appel au cessez-le-feu ne nous concerne pas », a indiqué M. Ag Cherif. Il a souligné au journal El Khabar son « respect » pour l’alliance du 23 mai tout en affirmant qu' »elle ne représente pas le Mouvement » et a salué « les efforts de nos frères algériens ».

 

 

  Il a nié l’existence de tout lien avec Al-Qaïda du Maghreb islamique (Aqmi) et a accusé le gouvernement malien en affirmant « détenir des preuves de son implication avec Aqmi ». Il a également nié l’obtention par le MNLA d’armes libyennes.

 

 

  Le secrétaire général du MNLA a exhorté le gouvernement algérien à aider à arrêter « une guerre ethnique contre les blancs à Bamako » en donnant l’exemple du vice-président du parlement malien qui a fui Bamako à cause de « sa peau blanche ».

 

 

  M. Ag Cherif conditionne le cessez-le-feu par « la reconnaissance du gouvernement malien de nos droits. Nous avons des prisonniers de l’armée malienne et avons libéré des zones pendant que le président malien continue à répéter un discours qui va à l’encontre d’un cessez- le feu.

 

 

  « Nous sommes un groupe qui s’est constitué en novembre 2010 et qui demande au gouvernement malien de répondre pacifiquement », a ajouté le chef du MNLA.

 

 

  Pendant que les négociations se tenaient à Alger dans la plus grande discrétion, les combats se sont poursuivis vendredi et samedi dans la région de Tombouctou (nord-ouest). L’armée a affirmé samedi soir avoir tué une vingtaine de rebelles touareg et en avoir fait prisonniers une dizaine.

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