dimanche 21 avril 2024

Les violations des droits de l’Homme à Tindouf : une sérieuse source de préoccupation qu’il convient de dénoncer

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Les violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf sont une sérieuse source de préoccupation qu’il convient de dénoncer, a affirmé Juan Carlos Moraga, directeur du Centre d’études du Maghreb pour les Amériques, basé au Chili.

“Nous sommes très préoccupés par les violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf, par l’enlèvement des femmes et par l’embrigadement forcé des enfants dans l’armée en totale violation des règlements et des accords internationaux des Nations Unies”, a-t-il déclaré à la MAP, en marge de sa participation aux travaux du Forum social mondial, qui se sont ouverts mardi sous le thème “Résister c’est créer, résister c’est transformer”.

De l’avis de M. Moraga, il convient de dénoncer ces pratiques, ainsi que la situation dans les camps de Tindouf, au sud-est de l’Algérie, où “il n’y a pas de respect pour les droits des personnes, ou celui des enfants”.

L’académicien, qui prenait part à une conférence organisée sous le thème “le développement social et économique du Sahara vu par l’Amérique latine”, a également jugé nécessaire de mettre en lumière la véritable situation dans ces camps et de dissiper toute désinformation et point d’ombre sur la question du Sahara au niveau de l’Amérique Latine.

Le directeur de ce centre, basé à Santiago du Chili, a d’ailleurs relevé que contrairement à l’immobilisme et l’attentisme qui caractérise la position adverse, le Maroc a soumis une proposition d’autonomie pour le Sahara, reconnue comme “viable et sérieuse par l’organisation des Nations Unies et la communauté internationale”.

La conférence, animée par des experts sud-américains et des acteurs associatifs sahraouis, a mis en relief le cheminement de la politique de développement des Provinces du Sud depuis le recouvrement de la région par le Maroc. De même qu’il a été question de présenter, chiffres à l’appui, les investissements colossaux alloués au développement de cette région faisant partie intégrante du Maroc.

Intervenant lors de cette conférence, le président de l’Association saharienne pour le développement durable et la promotion de l’investissement (ASDI) à Dakhla, Sidi Ahmed Hormatallah, a mis en exergue les efforts déployés par le Maroc en vue de consolider le climat économique et celui des affaires dans la région du Sahara, citant à titre d’exemple le renforcement des infrastructures routières et portuaires.

Dans cette intervention intitulée “la situation dans la région du Sahara de 1975 à aujourd’hui”, l’acteur associatif a mis en relief les investissements colossaux (8 milliards de dollars) qui ont été alloués aux différents programmes et projets engagés dans cette région.

Après avoir dressé un état des lieux de la situation qui prévalait dans la région du Sahara avant la récupération par le Maroc de ses provinces du sud en 1975, le président de l’ASDI a démontré l’inexistence de l’investissement du colonisateur espagnol dans le développement de la région.

M. Hormatallah a, aussi, mis en relief le véritable essor économique que connaissent actuellement les provinces du sud, tant aux niveaux économique que social, en citant à titre d’exemple les stratégies relatives aux secteurs du tourisme, de la pêche, de l’artisanat, du commerce et des services, sans oublier la dynamique enclenchée par le développement humain (INDH).

Par ailleurs la conférence a été marquée par la projection de supports vidéo et de photos illustrant le développement tous azimuts des provinces du sud depuis leur libération jusqu’à ce jour.

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