dimanche 21 avril 2024

La bombe algérienne : quand l’Algérie explosera

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Dans sa dernière livraison, l’hebdomadaire français « Valeurs actuelles » consacre sa couverture à l’Algérie sous le titre « La bombe algérienne » et souligne que le pays « tient son rang dans le peloton de queue, parmi les grands champions du désastre intégral, le Zimbabwe, la Corée du Nord, la Libye, l’Erythrée, la somalie. »

Le dossier, dont une partie des articles est écrite par l’écrivain algérien Boualem Sansal, n’hésite pas à prédire l’explosion prochaine du pays et sa chute dans le chaos, comme ce fut le cas de la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

«Les algériens sont les rois de la débrouille, ils habitent des bidonvilles, mangent des pierres, sucent des racines, se lavent avec du sable.» écrit notamment Boualem Sansal, qui décrit également l’armée algérienne comme «une armada suréquipée, surentraînée, surpayée » qui «ne fera qu’une bouchée du peuple» et assurera un cinquième mandat à l’actuel chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika.

« Nous voilà en 2018 et Bouteflika est toujours là, pas encore rassasié de pouvoir et de vengeance après quatre mandats, deux fastueux passés à envahir le monde, et deux à se soigner en France sur le dos du contribuable, et bien décidé à s’en accorder un cinquième », relève l’hebdomadaire « Valeurs actuelles » dans ce numéro consacré essentiellement à la situation en Algérie.

« Il a 80 ans, il est impotent, mais le docteur François Hollande, qui l’a examiné en 2015, lui a trouvé une grande « alacrité » et le docteur Jean-Yves Le Drian, qui l’a examiné le 6 décembre dernier, à l’occasion de la visite éclair de Macron à Alger, l’a trouvé « intellectuellement apte à gouverner », ironise le magazine, avant d’ajouter qu' »Avec de tels témoignages, les Algériens devraient se rassurer et cesser de parler de leur président comme d’un vieux fantôme qui hante un pays en ruine; Bouteflika est vivant, il a toute sa tête, il parle, il bouge la main, on ne la lui fait pas. »

Pour « Valeurs actuelles », les Algériens devront oublier, que sous le règne de Bouteflika, l’Algérie a battu des records mondiaux dans plusieurs domaines sensibles: la fraude électorale, la corruption au sommet de l’Etat, la fuite des cadres et des capitaux, le suicide des jeunes filles, le viol, la déperdition scolaire, le kidnapping, l’émigration clandestine, les grands trafics, les décès inexpliqués dans les prisons, les commissariats, les règlements de compte…

« Dans les rapports annuels des ONG, tient son rang dans le peloton de queue, parmi les grands champions du désastre intégral, le Zimbabwe, la Corée du Nord, la Libye, l’Erythrée, la somalie », poursuit l’hebdomadaire.

Selon un spécialiste de l’Algérie au quai d’Orsay, cité par « Valeurs actuelles », les Algériens « étouffent sous ce régime postmarxiste sans perestroïka. »

Les Algériens sont les rois de la débrouille, ils habitent des bidonvilles, mangent des pierres, sucent des racines, se lavent avec du sable, mais réussissent à garder en eux la flamme de l’espoir. On la trouve dans la drogue ou dans la religion et le commerce des produits magiques qui fleurit aux abords des mosquées (il s’en construit treize à la douzaine par jour) ; ou on s’investit à fond dans la possibilité d’une émigration réussie, ou on se regarde mourir à petit feu.

Voilà toute l’Algérie. S’il est un coupable parmi les coupables, c’est bien Bouteflika. Il est au pouvoir depuis l’indépendance et le restera jusqu’à sa mort, et, au-delà, il se perpétuera à travers ses frères et leurs enfants. C’est clair, la dynastie Bouteflika survivra au peuple mais le peuple ne lui survivra pas.

« Au bord de la faillite, le pays pourrait sombrer bientôt dans le chaos, ce qui provoquerait des vagues migratoires inédites auxquelles la France n’est pas préparée », s’alarme l’hebdomadaire pour qui « intellectuels, diplomates, membres des services de renseignements, tous les experts de la question algérienne le disent: le pays entrera dans une forte zone de turbulences ».

Pour l’Elysée, poursuit l’hebdomadaire, « on craint désormais le pire si l’Algérie explose, la France sera la première touchée. »

L’hebdomadaire note également que l’effondrement de l’Algérie pourrait donner une Libye bis, « bien plus dangereuse pour la France » du fait des liens particuliers qui unissent les deux pays.

 

 

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