dimanche 25 février 2024

trois étudiants condamnés pour un projet d’attentat à la bombe en Hong Kong

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Un tribunal de Hong-Kong a condamné jeudi trois étudiants à des peines d’emprisonnement, allant de deux ans et demi à six ans, pour leur implication dans un projet d’attentat à la bombe visant des bâtiments du gouvernement. 

Ce jugement clôt une série de procès visant les membres du groupe méconnu «Returning Valient», principalement des étudiants, qui prône la résistance vis-à-vis de la Chine.

Les trois jeunes hommes, âgés entre 20 et 23 ans, étaient accusés de vouloir fabriquer des bombes destinées à des sites publics, dont des tribunaux, dans la foulée des manifestations pro démocratie dénonçant les interférences de Pékin.

Ils ont été arrêtés en juin 2021, avant de pouvoir concevoir les explosifs.

Ho Yu-wang, âgé de 17 ans au moment de son interpellation, a été condamné à une peine de six ans derrière les barreaux.

Les procureurs l’ont considéré comme le leader du mouvement, «responsable, en premier lieu, de la confection des explosifs».

Kwok Man-hei, 21 ans, et Cheung Ho-yeung, 23 ans, ont tous les deux plaidé coupables de l’accusation de «conspiration dans le but de provoquer des explosions».

Ils ont été condamnés, respectivement, à des peines d’emprisonnement de deux ans et demi, et de six ans.

Selon les procureurs, Cheung a donné 40 000 dollars hongkongais (environ 6750 $ canadiens) à Ho pour acheter du matériel et des produits chimiques.

«Le climat social hostile en 2019 et 2020 était tel que ça a pu transformer des personnes avec de bons caractères en extrémistes», a déclaré le juge Alex Lee, un des magistrats choisis par le gouvernement sur les affaires liées à la sécurité nationale.

«Qu’importe l’objectif des accusés, leur plan était maléfique, sans aucun doute», a-t-il poursuivi.

Quelque onze jeunes personnes, dont des mineurs, liées à Returning Valient ont été condamnées dans deux précédentes affaires tombant sous le coup de la loi de sécurité, considérée par ses détracteurs comme un outil de répression visant à réduire l’autonomie de Hong Kong et l’étendue des libertés publiques.

La condamnation d’«enfants» a conduit les Nations unies à «s’alarmer» l’an dernier.

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