vendredi 23 février 2024

Téhéran: funérailles du commandant des Gardiens de la Révolution tué lundi en Syrie

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Des milliers de personnes ont assisté jeudi à Téhéran aux funérailles du commandant des Gardiens de la Révolution tué lundi en Syrie dans une frappe israélienne, selon des médias d’État. 

Le général de brigade Razi Moussavi, un important commandant de la Force Qods, la branche des opérations étrangères et l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a été tué dans un tir de missile lundi, au sud de Damas.

Téhéran a accusé Israël, qui n’a pas démenti.

Cette mort survient en pleine guerre dans la bande de Gaza entre Israël, l’ennemi juré de Téhéran, et le Hamas, mouvement palestinien soutenu par le «front de la résistance», dont fait notamment partie l’Iran.

Des milliers de personnes se sont rassemblées jeudi dans le centre de Téhéran, sur la place de l’imam Hussein, scandant «mort à Israël», «mort aux États-Unis».

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a rencontré plus tôt jeudi la famille de Razi Moussavi.

Lors des funérailles, le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, a salué Moussavi comme «l’un des commandants des Gardiens les plus expérimentés et efficaces dans le front de la résistance».

Interrogé sur la frappe l’ayant tué, Israël a dit ne «pas commenter les informations des médias étrangers».

Israël a intensifié ses attaques contre le territoire syrien depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre, déclenché par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.

Mais, depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes contre son voisin, ciblant principalement des forces soutenues par Téhéran, disant vouloir empêcher l’Iran de s’implanter à ses portes.

«Notre réponse à l’assassinat de Moussavi sera une combinaison d’action directe et d’autres menées par le front de la résistance», a déclaré mercredi le porte-parole des Gardiens de la révolution, Ramazan Sharif, cité par l’agence locale Mehr.

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