lundi 17 juin 2024

Rabat : convention pour la digitalisation de l’administration de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif

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 L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif et l’Agence de Développement du Digital (ADD) ont signé, samedi à Rabat, une convention de coopération et de partenariat visant la digitalisation de l’administration de l’Agence et la modernisation de ses méthodes de travail, en investissant toutes les possibilités offertes par la technologie et l’évolution numérique dans ce domaine.

Paraphée par le directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui, et le directeur général de l’ADD, Mohammed Drissi Melyani, cette convention entend également accompagner le développement continu des systèmes de gestion et de gouvernance et accélérer la cadence du travail en fonction des capacités de l’Agence et des spécificités de travail à Al-Qods, qui vient ainsi conforter le slogan choisi pour la célébration de son jubilé d’argent : « nouveau départ pour consolider la position d’Al-Qods et son statut religieux et civilisationnel ».

S’exprimant à cette occasion, M. Cherkaoui s’est félicité de la signature de cette convention avec l’ADD, qui s’est engagée à accompagner la nouvelle orientation de l’Agence en mettant à profit son expertise afin d’atteindre les résultats escomptés, soulignant que le lancement aujourd’hui du programme de digitalisation et de modernisation de l’administration de l’Agence coïncide avec la célébration de ses 25 ans d’activités.

A la fin de ce programme, a-t-il affirmé, l’Agence prévoit d’obtenir les certifications et accréditations nécessaires auprès des institutions internationales compétentes, afin de renforcer sa crédibilité auprès des instances et organismes donateurs et d’adapter les normes adoptées dans sa gestion financière aux lois et règlements des bailleurs de fonds.

Il a expliqué que le choix par l’administration de cette orientation vient accompagner l’évolution continue des systèmes de gestion et de gouvernance, en vue d’améliorer les mécanismes de performance, de rationaliser les ressources financières et humaines et d’accélérer la cadence du travail, en fonction des capacités de l’agence et des spécificités de travail à Al-Qods.

A cet égard, M. Cherkaoui a souligné que l’Agence s’est appuyée sur l’expérience d’ingénieurs marocains et palestiniens spécialisés dans la digitalisation, l’informatique et les systèmes d’information pour concrétiser ce programme, qui devrait être achevé au début du deuxième semestre de cette année, notant que ce chantier concernera également les méthodes de travail pour accompagner le programme de développement d’Al-Qods et soutenir ses institutions dans les secteurs sociaux ciblés, ainsi que la diversification des sources de financement.

Il a fait savoir que l’Agence a développé une plateforme numérique de dons destinée en particulier aux membres des communautés arabes et islamiques en Europe et en Amérique du Nord, qui sera lancée prochainement, en plus d’une e-plateforme de commercialisation des produits des associations et des commerçants dans la Ville Sainte.

Dans ce cadre, il a indiqué que l’Agence, en coopération avec le Centre islamique pour le développement du commerce international de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a fait la promotion de cette plateforme lors d’expositions internationales, la dernière en date étant la 17ème édition de la Foire commerciale des Etats membres de l’OCI, tenue en juin dernier à Dakar, ajoutant que l’institution œuvre en partenariat avec l’Université Al-Qods et des universités marocaines pour le développement du système « Bayt Mal Al-Qods » d’enseignement et de formation à Al-Qods visant à soutenir l’enseignement supérieur de base et la formation professionnelle spécialisée dans la Ville Sainte et à favoriser l’accès des étudiants et des jeunes au marché du travail, en fonction des besoins imposés par la nature des mutations rapides que connaît le monde sur les plans économique et social.

Pour sa part, M. Melyani a indiqué que ce partenariat intervient à un moment où toutes les institutions et organisations tentent de s’adapter aux transformations rapides que connaît le monde en matière d’innovation technologique et de transition numérique, ainsi qu’aux multiples défis ayant découlé de la crise du Covid-19 et qui ont imposé une accélération de la cadence de digitalisation des systèmes et des services fournis aux usagers.

Il a, dans ce sens, mis en avant la dynamique que connaît le Maroc dans le domaine de la transition numérique au cours des dernières décennies, affirmant que le Royaume a pris de nombreuses mesures et lancé nombre d’initiatives aux niveaux institutionnel, juridique, réglementaire et technique, ainsi que dans le domaine de la formation et de la sensibilisation, afin de permettre à l’économie nationale d’accompagner les métiers d’avenir qui se dirigent inévitablement vers les disciplines de digitalisation et d’innovation technologique.

Parmi ces mesures, a précisé M. Melyani, figure la création de l’ADD en 2017 en vertu de la loi 61-16 chargée de réaliser la stratégie de l’Etat en matière de transition numérique en présentant la feuille de route à suivre et en soumettant toute recommandation ou proposition susceptible d’améliorer le climat, les conditions et les procédures de développement de ce domaine.

Dans ce cadre, il a rappelé que l’ADD avait préparé une note sur les orientations générales de la transition numérique au Maroc à l’horizon 2025, en vue d’améliorer l’accueil des usagers de l’administration publique, précisant que pour atteindre ces objectifs, l’accent a été mis sur plusieurs axes, notamment la transition numérique de l’administration marocaine, le développement rapide de l’économie numérique dans le Royaume, l’inclusion sociale et le développement humain, ainsi que la création d’un environnement approprié.

Cet accord, a-t-il conclu, traduit la volonté de l’ADD d’œuvrer pour soutenir le chantier de la transition numérique, en tant que l’un des principaux leviers du développement du pays, et instaure une nouvelle étape de coopération entre les deux Agences afin de tirer profit des opportunités qu’offre ce domaine.

Cette rencontre, à laquelle ont prit part plusieurs personnalités diplomatiques ainsi qu’une délégation palestinienne de haut niveau, a été marquée par la présentation d’exposés exhaustifs sur la transition numérique au sein de l’Agence et la stratégie de travail afin d’atteindre les objectifs fixés.

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