vendredi 3 février 2023

Sao Tomé-et-Principe : Une tentative de coup d’Etat avortée

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L’armée a déjoué une tentative de coup d’Etat vendredi à Sao Tomé-et-Principe, a indiqué le Premier ministre de ce petit pays insulaire du golfe de Guinée.

Le Premier ministre accuse l’ex-président de l’Assemblée nationale, Delfim Nevès, qui a été arrêté, d’en être l’un des commanditaires, rapportent des médias.

Quatre hommes, dont l’ex-numéro 1 du Parlement, Delfim Nevès, ainsi qu’un ex-mercenaire déjà auteur d’une tentative de putsch en 2009, ont été arrêtés après avoir été dénoncés par un commando de quatre hommes capturés après six heures d’échanges de tirs au quartier général de l’armée, qu’ils avaient attaqué dans la nuit, a révélé le chef du gouvernement, Patrice Trovoada, cité par des médias.

« Je veux rassurer tout le monde, les forces armées ont la situation sous contrôle », a déclaré le chef du gouvernement, dans la vidéo d’un entretien avec des journalistes sanToméens .

« Il y a eu une tentative de coup d’Etat qui a débuté autour de 00H40 et (…) s’est terminée peu après 6 heures du matin », a-t-il déclaré, ajoutant que « les forces armées ont subi une attaque dans une caserne ».

Un militaire, « pris en otage », a été blessé, « mais il pourra reprendre ses activités dans quelques jours », a dit M. Trovoada, notant que « l’opération était commanditée par certaines personnalités du pays en complicité avec certaines autres au sein du camp de l’armée, les quatre assaillants ont été interpellés et ont dénoncé certains autres, dont Delfim Nevès et Arlecio Costa ».

« Un groupe de quatre personnes associé au tristement célèbre Bataillon Buffalo ont pénétré dans la caserne, tandis qu’un autre groupe se trouvait à l’extérieur (…) dans des fourgonnettes » qui, eux, n’ont pas pu être arrêtés, a expliqué M. Trovoada.

« La situation dans la caserne est sous contrôle, mais nous devons avoir la certitude que le pays est complètement sous contrôle », a assuré M. Trovoada

Il a annoncé qu’une enquête était en cours, relevant que l’armée « a l’obligation de clarifier la situation, s’il y a eu d’autres ramifications au sein des forces armées ».

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