dimanche 26 mai 2024

Enquête judicaire sur la gestion du port Tanger-Med

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Lareleve.ma-AFP

 

  Une enquête judiciaire sur la mauvaise gestion du port Tanger-Med, fleuron de l’économie marocaine que SM le roi Mohammed VI a inauguré en 2007, est actuellement diligentée par la justice qui met en cause six personnes, a indiqué vendredi à l’AFP une source judiciaire.

 

  Six responsables, dont Taoufik Ibrahimi, ancien patron de la compagnie de transport maritime Comarit-Comanav aujourd’hui en faillite, ont été arrêtés la semaine dernière pour des actes illégaux portant atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, a précisé cette source.

 

  M. Ibrahimi avait dirigé en 2010 le nouveau port de Tanger-Med, un ouvrage créé dans le but de promouvoir le transport maritime notamment celui des conteneurs, avec pour ambition de concurrencer le port espagnol d’Algésiras. Il avait été remercié quelques mois plus tard.

 

  Le complexe portuaire Tanger Med (nord) qui ambitionne d’être un des plus importants ports dans le domaine des conteneurs en Méditérranée, a enregistré en 2011 des résultats très contrastés avec une faible activité conteneurs en hausse de 1,7% seulement.

 

  D’après cette source, les six prévenus sont également accusés de divulgation du secret professionnel notamment à l’étranger.

 

  Cette dernière accusation explique leur mise en examen pour notamment atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, un crime passible d’une peine maximale de la réclusion à perpétuité.

 

  Parmi les prévenus figurent deux responsables syndicaux de ce port poursuivis pour entrave à la liberté de travail, des grèves à répétions qui avaient, selon l’accusation, perturbé le trafic maritime avec pour résultat son détournement vers des ports concurrents.

 

  Selon une source du parquet, ces grèves illégales ont également empêché des ferries italiens contractuels, d’assurer le transport d’immigrés entre les deux rives de la Méditerranée.

 

  Le parquet estime que ces actes ont été commis pour servir des intérêts personnels, ceux de personnes et entreprises étrangères concurrentes.

 

  Les prévenus, actuellement en détention préventive à la prison de Salé, doivent comparaître à partir de lundi devant un juge d’instruction dans le cadre de cette enquête judiciaire.

 

  Celle-ci apparaît d’ores et déjà comme l’une des plus importantes du genre depuis une décennie au Maroc.

 

 

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