vendredi 24 mai 2024

Erreurs dans les manuels scolaires: à qui revient la responsabilité?

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Le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et du Sport, Chakib Benmoussa, a affirmé que les droits de propriété intellectuelle des manuels scolaires reviennent à leurs auteurs, qui sont responsables du contenu du livre, en plus de la responsabilité partagée avec les éditeurs pour corriger toutes les erreurs possibles, ainsi que tout ce qui pourrait porter atteinte aux fondements du pays, sous la surveillance pédagogique, éducative et éthique du ministère de l’Éducation nationale.

Benmoussa a précisé, dans une réponse écrite sur les erreurs contenues dans les manuels scolaires, que la production de ces derniers est soumise aux dispositions de l’article 108, qui encourage la concurrence transparente entre les auteurs, les créateurs et les éditeurs, et définit les critères de compétition et de diversité.

Le ministre a souligné que la concurrence et la diversité dans les manuels scolaires sont des principes régulateurs approuvés par la Charte nationale de l’éducation et de la formation, pour la préparation, la formulation et l’amélioration des manuels scolaires conformément aux programmes, aux plans d’études et aux supports pédagogiques.

En outre, Benmoussa a souligné que le ministère s’efforce de prendre des mesures préventives et pour détecter toutes les erreurs potentielles présentes dans les manuels scolaires, et de ne pas inclure des informations obsolètes ou des textes en contradiction avec les valeurs du pays, ainsi qu’avec les développements constitutionnels. Le ministère a ainsi écrit à tous les éditeurs afin d’inviter les équipes de rédaction et les correcteurs linguistiques à mettre à jour le contenu des livres conformément aux évolutions scientifiques, éducatives, pédagogiques et constitutionnelles.

Le cahier des charges relatif à la rédaction et à la production des manuels scolaires, qui rassemble le ministère, les auteurs et les éditeurs, consulté par SNRTnews, stipule que le participant à la production du manuel scolaire doit présenter un dossier technique sur la conformité aux spécifications techniques et artistiques requises, ainsi que sur les équipements appropriés ou les documents prouvant une relation contractuelle légale en vigueur entre le participant et une autre institution possédant les capacités et les ressources requises.

Le ministère insiste sur la disponibilité des ressources humaines qualifiées nécessaires pour accomplir les tâches requises pour la production du manuel scolaire conformément aux spécifications requises.

À cet égard, Abdelkader Ratanani, président de la Fédération des industries culturelles et créatives et directeur de la maison d’édition « La Croisée des chemins », a déclaré que la correction des erreurs dans les manuels scolaires est une responsabilité partagée entre le ministère de tutelle et les éditeurs.

Ratanani a souligné, dans une déclaration à SNRTnews, que la responsabilité de l’éditeur repose sur la régulation du projet qu’il reçoit et la constitution d’un comité de lecture comprenant des éditeurs professionnels. Cependant, il incombe également au ministère de réviser et d’évaluer le livre qui est approuvé et évalué pour déterminer s’il est conforme au niveau requis ou non. Cela représente une responsabilité nationale qui nécessite un travail précis.

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