mercredi 28 février 2024

Dialogue social: nouveau round pour Benkirane et les centrales syndicales

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Lareleve.ma-MAP

 

  Le Chef du gouvernement, M. Abdelilah Benkirane devrait recevoir à partir du lundi à Rabat les centrales syndicales  les plus représentatives, dans le cadre d’un nouveau round du dialogue social.

 

  Ainsi, sont invités au dialogue la Confédération Démocratique du Travail (CDT- qui se positionne, depuis l’ ancien gouvernement, dans l’ opposition), l’ Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM- proche du parti de l’ Istiqlal, membre de l’ actuel gouvernement) et l’ Union Nationale du Travail au Maroc (UNTM- liée au PJD qui dirige le gouvernement), la Fédération démocratique du travail (FDT- proche du parti de l’ opposition, l’ Union Socialiste des Force Populaire-USFP), et l’Union marocaine du travail (UMT- dans l’ opposition).

 

  Cette fois-ci, le dialogue social intervient au moment où le gouvernement marocain devra faire face à un large mouvement de grèves dans les secteurs de l’enseignement, de la santé, des collectivités locales en attendant d’autres secteurs ainsi qu’aux manifestations des cadres et diplômés chômeurs.   La tension s’alimente aussi par la dernière hausse des prix des carburants poussant plusieurs corporations, notamment dans le secteur du transport à manifester leur mécontentement.

 

  La réunion de Rabat intervient également au moment où les syndicats font le forcing pour avoir des augmentations de salaires, des avancements de grades, une réforme des retraites, des aides à la scolarisation des enfants, une taxation des revenus et une amélioration des conditions de travail. Le coût de ce que demandent les syndicats pour les employés du secteur public s’élève à 43 milliards DH.

 

  Les Centrales syndicales réclament aussi l’indemnisation sur la perte de l’emploi et la promulgation de la loi des syndicats avant celle de la grève. Aussi et comme auparavant, le dialogue social devra porter sur la législation du travail, la réforme des régimes de la retraite, dont certains se trouvent dans une situation alarmante, l’élargissement du système de protection sociale et de la sécurité au travail, en plus de la promotion de la formation professionnelle au profit des salariés. Si certains syndicats ont estimé que l’augmentation des salaires est devenue nécessaire, d’autres ont revendiqué la révision du système de promotion et la promotion exceptionnelle.

 

  Toutefois, le gouvernement a averti que le dialogue ne devrait pas se limiter aux questions à caractère revendicatif, invitant tous les partenaires à adhérer aux projets structurants de l’Administration publique et qui nécessitent la conjugaison des efforts. Il dit être engagé à mettre en œuvre les points restants de l’accord conclu le 26 avril 2011, conclu avec les centrales syndicales et le patronat aux fins de promouvoir la situation des salariés et des fonctionnaires.

 

  En attendant, la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM) qui a récemment signé avec les syndicats des accords-cadres portant sur la médiation sociale, a exprimé la disposition des entreprises à jouer pleinement leur rôle social afin de garantir tous les droits sociaux de la classe laborieuse, ainsi qu’à adopter toutes les mesures nécessaires pour promouvoir l’entreprise citoyenne.

 

  Toutefois, «il faut d’ abord institutionnaliser le dialogue social à travers l’instauration d’un dialogue sérieux», a estimé M. Abderrahmane Azzouzi, Secrétaire général de la FDT. Pour sa part, le Secrétaire général de l’UMT, M. Miloudi Moukhariq, a indiqué qu’il ne voulait « pas de dialogue seulement pour dialoguer ou papoter ». Il a affirmé qu’ il attend des solutions opérationnelles de la part du gouvernement concernant les revendications relatives notamment à la hausse générale des salaires, l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), l’abattement fiscal et l’ouverture de négociations sectorielles pour améliorer les conditions de la classe ouvrière marocaine.

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