mercredi 19 juin 2024

La CDT, la FDT, l’escalade et les autres !

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Lareleve.ma-Mohamed Boudari

 

   Après la marche organisée par la CDT et la FDT, sous le signe de « La dignité », les deux organisations syndicales, et dans le cadre de leur mariage avéré, ont procédé au boycotte du dialogue social entre le gouvernement et les syndicats les plus représentatifs.

 

   Entamés le mardi, les rounds du dialogue social ont fait l’objet d’application des premières dispositions des accords convenus, entre la centrale de Noubir Amaoui et celle de Abderrahmane  Azzouzi, lors d’une réunion de coordination, de mettre en place une commission permanente conjointe pour examiner toutes les formes de militantisme et les décisions à prendre pour défendre les droits et les acquis de la classe ouvrière.

 

   Noubir Amaoui, SG de la CDT, et Abderrahmane Azzouzi, SG de la FDT dénoncent les propos du ministre de l’Emploi, Abdelouahed Souhail dans lesquels il a qualifié de manœuvre « politicienne » l’organisation de la marche de la dignité, dimanche dernier à Casablanca.

 

  De son coté le ministère de la Fonction publique et de la modernisation des secteurs publics se dit surpris par l’absence des deux Centrales syndicales sans présenter des excuses, ce qui peut être considéré comme une dévalorisation du dialogue social, indique une source  dudit ministère.

 

   Par ailleurs, des sources signalent que ce boycotte intervient suite au refus par le gouvernement d’une requête présentée par les deux syndicats pour le report de la réunion du secteur public dans le cadre dudit dialogue, alors que d’aitres sources indiquent que les deux centrales syndicales ont opté pour l’escalade et même prévu d’autres formes de protestation. Ce qui laisse entendre, ajoutent ces mêmes sources, que les deux centrales se dirigent vers le boycott des réunions des commissions du dialogue social jusqu’à ce que le gouvernement procède à la mise en application inconditionnelle de ses engagements et particulièrement l’accord d’avril 2011. Dans ce sens, Abderrahmane Azzouzi, SG de la FDT indique que l’actuel gouvernement est appelé à mettre en œuvre cet accord afin de compenser le retard de l’agenda du dialogue pour l’année en cours.

 

  Assiste-t-on là à une nouvelle ère politique et syndicale de remise en cause des alignements anciens qui ne seraient plus conformes à la réalité marocaine, et la mise en œuvre d’une nouvelle culture politique basée sur le pragmatisme et l’homogénéisation sur fond de valeurs et convictions partagées ? ou bien serait-on, plutôt, dans une dynamique de surenchère et d’une escalade qui n’a de but que l’assouvissement des désirs inavoués de quelques acteurs politiques et leurs acolytes qui président aux destinées des centrales syndicales. that is the question ? comme disait Shakespeare mais, cette fois ci, sans To be, or not to be !

 

 

 

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