jeudi 18 avril 2024

Affaire de l’étudiant Soufiane Azami: Une enquête a été ouverte

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Lareleve.ma-MAP

 

  Le ministre de la Justice et des libertés, M. Mustapha Ramid, a indiqué, jeudi, que l’affaire de l’étudiant Soufiane Azami, trouvé dans un état qui, selon certains médias, résulterait de torture, fait l’objet d’une enquête dont l’opinion publique sera informée, dès aboutissement par les soins de la Brigade nationale de police judiciaire chargée du dossier.

 

  Dans un communiqué à ce sujet, M. Ramid a souligné que « le Royaume du Maroc, dont le peuple a approuvé une nouvelle constitution qui considère les arrestations arbitraires ou secrètes et la disparition forcée comme étant des crimes graves dont les auteurs encourent les peines maximales, ne peut en aucun cas tolérer ces pratiques criminelles et odieuses et fera preuve de diligence dans la poursuite de leurs auteurs, quelles que soient la qualité et la position ».

 

  Dans ce cadre, le ministre a expliqué avoir, « dès connaissance des péripéties de cette affaire, ordonné au parquet général compétent de donner ses instructions pour ouvrir une enquête et vérifier la véracité de ces allégations », précisant que l’enquête a établi que le mis en cause a été recueilli par des éléments du 5è arrondissement de police à Salé dans un état hystérique et dépressif. Ils ont alors décidé de le transférer à l’hô pital psychiatrique de la ville, le 6 mai courant. Après son examen par un médecin spécialisé, qui a établi qu’il souffre de dépression et de délire qui expliquent son état d’errance, il a été remis à son père le 21 du même mois, souligne le communiqué.

 

  Autant les institutions de l’Etat, y compris le ministère de la Justice et des libertés, doivent assumer leurs pleines responsabilités dans de tels cas, insiste le communiqué, autant l’ensemble des organisations et médias ont l’obligation de s’assurer de la véracité des faits qu’ils attribuent aux institutions avant toute publication et ce, par respect des dispositions de la loi et des principes d’éthique et de déontologie, conclut la même source.

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