lundi 20 mai 2024

Nice : « Une infamie », Christophe Galtier revient sur son procès et évoque son avenir

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Resté loin des radars depuis décembre et sa relaxe lors de son procès pour discrimination et harcèlement contre des footballeurs musulmans lorsqu’il était l’entraîneur de Nice, Christophe Galtier a accordé un long entretien au journal L’Equipe ce samedi. Dans lequel il revient sur cette affaire qui l’a meurtri et sur son avenir.

Les accusations de Julien Fournier, et la tempête médiatique qui a suivi, ont été pour lui « une infamie ». « Les accusations dont j’ai été l’objet n’avaient aucun sens. Mon parcours de vie, de joueur et d’entraîneur en témoigne », estime Galtier.

Le jugement du tribunal correctionnel de Nice, qui le dédouane complètement « des deux infractions de harcèlement moral et de discrimination en raison de l’appartenance à une ethnie, une nation, une prétendue race ou religion », l’a rendu simplement « heureux », pour lui et sa famille. « La justice est passée, clairement, fermement, définitivement », assène-t-il.

   Abandon des plaintes pour diffamation

Galtier explique également avoir demandé à ses avocats de ne pas donner suite aux plaintes qu’il avait lui-même déposées contre Julien Fournier, les journalistes Romain Molina et Daniel Riolo, pour « diffamation » « dénonciation calomnieuse » et « risque causé à autrui ».

La raison ? « J’avais un objectif : faire reconnaître mon innocence et mon parfait respect des valeurs humaines et sportives. La justice a répondu à mon attente. Elle a déjà perdu suffisamment de temps et de moyens avec cette triste affaire. Je regarde désormais devant moi. Je vis, je dors et je me nourris football. Je suis redevenu heureux. »

   Dire non à l’OM, « le moment le plus difficile de ma carrière »

Place désormais à l’avenir et à un probable retour en Europe, à terme, pour celui qui entraîne actuellement Al-Duhail, au Qatar. Sous contrat jusqu’en juin 2025, il dit ne se projeter sur rien. Mais il sera désormais plus à l’écoute des propositions qui pourront arriver, après avoir refusé notamment l’OM en septembre dernier lorsque Marcelino avait démissionné. « Le jour où j’ai pris cette décision a été le moment le plus difficile de ma carrière », dit celui qui a grandi aux Caillols avant de porter le maillot du club olympien au début et à la fin de sa carrière de joueur.

Approché récemment par le Milan AC, qui aurait finalement choisi Julen Lopetegui, Christophe Galtier attend la suite. Serein. « Ma passion est intacte, clame-t-il. Le soutien des gens du football m’a réconforté sur ce que j’étais, à la fois comme entraîneur et éducateur, mais surtout en tant qu’homme. »

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