mardi 28 mai 2024

Sadiq Khan, visage de la diversité, maire de Londres pour la troisième fois

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Le travailliste Sadiq Khan est devenu samedi le premier élu à remporter la mairie de Londres pour un troisième mandat. Ce fils d’immigrés pakistanais, musulman pratiquant, est désormais le visage de la continuité pour la capitale britannique. 

L’élu de 53 ans, fils d’un chauffeur de bus, avait pour la première fois ravi la mairie de Londres en 2016. Il était alors devenu le premier musulman à diriger une capitale occidentale.

Avec ce troisième mandat, remporté largement face à son adversaire conservatrice Susan Hall, il bat en termes de longévité son prédécesseur le conservateur Boris Johnson, élu deux fois à la mairie de Londres.

Dans son discours juste après l’annonce des résultats, il s’est dit «honoré» et «fier» et a affirmé espérer que cette année soit celle d’un «grand changement» avec «un futur gouvernement travailliste».

Il a aussi salué dans sa victoire, celle d’une campagne qui a défendu «une ville qui regarde notre diversité pas comme une faiblesse, mais comme une force puissante, et qui rejette le populisme et va de l’avant».

Pour son premier mandat, il avait combattu avec force le Brexit.

Cette fois, il a promis une ville «plus juste, plus sûre, plus verte pour tout le monde».

Il veut étendre son programme de repas gratuits pour les enfants des écoles publiques. Lui qui a grandi dans un logement social s’est engagé à ce que 40 000 nouveaux logements sociaux soient construits. Il a promis d’agir pour qu’il n’y ait plus de sans-abri à Londres d’ici 2030.

Cet homme à la chevelure poivre et sel, au petit gabarit de 1m65, est jugé peu charismatique. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir la bête noire de la presse conservatrice et des «Tories», au pouvoir au Royaume-Uni depuis 2010.

Ils l’attaquent sans relâche sur la sécurité. Ils l’accusent d’être responsable de l’augmentation des agressions à l’arme blanche, un fléau que Sadiq Khan attribue pour sa part à la politique d’austérité des gouvernements conservateurs qui auraient conduit à la baisse des effectifs policiers.

Les opposants de Sadiq Khan lui reprochent d’avoir étendu l’an dernier au grand Londres la taxe pour véhicules polluants, introduite en 2015 par Boris Johnson. Les conservateurs ont sauté sur cette opportunité, accusant Sadiq Khan d’avoir peu d’égard pour les Londoniens souffrant de la crise du coût de la vie.

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