dimanche 26 mai 2024

Revue de presse de ce mercredi 17 avril 2024

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Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mercredi 17 avril 2024:

L’Economiste

La branche Énergie de la multinationale finlandaise Wärtsilä organise, ces 16 et 17 avril à Rabat, son premier forum sur la transition énergétique en Afrique du Nord et de l’Ouest. L’objectif de la rencontre, dont l’ouverture était conjointement présidée par Leïla Benali, ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Marjana Sall, ambassadrice de la Finlande au Maroc et Kenneth Engblom, vice-président de Wärtsilä Energy, est de présenter les axes sur lesquels ses équipes peuvent aider les pays dans l’accélération et la réussite de leur transition énergétique. Marc Thiriet, Energy Business Director Afrique de Wärtsilä, a affirmé dans un entretien accordé au journal que “le Maroc est à l’avant-garde de la transition énergétique africaine”, expliquant que depuis 2009, le pays a placé la lutte contre le changement climatique et la décarbonation de sa production électrique au sommet de son agenda, et qu’il poursuit ainsi une transition énergétique audacieuse pour tirer parti de ses énormes ressources éoliennes et solaires. “Le Maroc est dans une situation idéale pour faire de l’énergie renouvelable un puissant moteur économique du pays et il est en train de se donner les moyens de ses ambitions”, a-t-il souligné.

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Le Maroc a élaboré un plan pour importer directement du GNL sans passer par l’Espagne. Celui-ci prévoit, entre autres, la construction de trois plateformes de regazéification à long terme. Et Leïla Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, et son équipe, qui ont revu leur ambition à la baisse, sont apparemment très pressées. Car deux de ces plateformes de regazéification devront voir le jour d’ici 2027. La première d’entre elles, l’unique sur la côte méditerranéenne, sera érigée au port Nador West Med. Un protocole d’accord stratégique a été signé dans ce sens, le 26 mars dernier, entre quatre ministères (Intérieur, Economie et Finances, Equipement et Eau et Transition énergétique & Développement durable) et associe cinq organismes et sociétés publics (ANP, ONEE, Onhym, Nador West Med et ADM). L’objectif étant de renforcer la coordination des pouvoirs publics en vue de la mise en œuvre accélérée du programme de développement d’infrastructures gazières durables.

Les Inspirations éco

C’est à une véritable course contre la montre que se livrent gouvernement, patronat et partenaires sociaux. Pour le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, l’objectif est de parvenir à un consensus avant le 1er Mai prochain. En d’autres termes, il faut rattraper le temps perdu, avec la non tenue de la session d’automne, au lendemain du séisme d’Al Haouz. Mais tout dépendra de l’issue des rencontres entamées mardi 16 avril, entre chaque syndicat et les ministres concernés. C’est à partir de là que se dégageront les perspectives du climat dans lequel risque de se dérouler la prochaine Fête du travail. Mais il faut souligner d’ores et déjà qu’à l’issue des deuxièmes rencontres entre gouvernement et représentants des syndicats, l’optimisme semblait régner, quant à la réalisation d’avancées sur plusieurs points.

Repenser l’offre touristique et la recentrer sur l’expérience client, telles sont les lignes directrices de la nouvelle feuille de route du tourisme 2023-2026 en vue d’atteindre les objectifs fixés, à savoir capter 17,5 millions de touristes en 2026 et 26 millions à horizon 2030. Cette nouvelle feuille de route met en avant l’expérience touristique comme élément central de sa nouvelle approche, afin de répondre aux nouvelles tendances relevées parmi les voyageurs internationaux. Compte tenu de cette situation, la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) veut relancer la machine des investissements, notamment dans des activités susceptibles de stimuler le secteur touristique. D’où la mise en place d’un programme de promotion des investissements visant à accompagner plus de 360 projets sur la période 2024-2026. L’investissement global correspondant est de 500 millions de dirhams.

Le ministère de l’Intérieur a enfin donné son feu vert au Programme de développement régional (PDR) 2022-2027 de la région Fès-Meknès. La nouvelle a été annoncée lors d’une réunion organisée par les membres de bureau du Conseil régional. Doté d’une enveloppe budgétaire globale de 29,5 milliards de dirhams, ce plan est censé jeter les bases d’un développement économique et social durable pour la région. Pas moins de 340 projets sont au menu, couvrant divers secteurs stratégiques. Objectif : faire de Fès- Meknès une région compétitive et rayonnant aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. La priorité est donnée au développement économique qui accapare 43% du budget alloué, soit 12,6 milliards de dirhams pour des projets visant à dynamiser les investissements. Le développement rural et social n’est pas en reste avec une enveloppe de 11 milliards de dirhams (37% du budget global).

L’Opinion

Le récent incident survenu à la centrale solaire Noor III Ouarzazate a mis en lumière les défis auxquels est confrontée la stratégie énergétique du Maroc, notamment en ce qui concerne son volet solaire. Les décisions technologiques et les choix d’investissement effectués par le passé sont désormais sujets à controverse, exigeant une réévaluation et une correction de cap. Ces décisions incluent en premier lieu l’adoption du stockage par sel fondu, une technique pour laquelle nous manquons encore de retour d’expérience significatif. De manière plus critique, l’orientation vers la technologie CSP (Concentrated Solar Power) au détriment du photovoltaïque pour les installations Noor a engendré d’importants déficits financiers pour ces centrales ainsi que pour MASEN et l’ONEE. En outre, le choix d’investir dans de grandes centrales plutôt que dans des installations plus agiles et décentralisées est également remis en question.

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