mardi 27 février 2024

Attaque au couteau à Paris: l’assaillant a fait allégeance au groupe Etat islamique

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L’islamiste radical qui a tué un jeune touriste germano-philippin et blessé deux autres personnes à proximité de la tour Eiffel à Paris samedi soir a fait allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo avant son passage à l’acte, a indiqué dimanche le procureur antiterroriste.

S’exprimant en langue arabe dans cette vidéo, Armand Rajabpour-Miyandoab, un Franco-Iranien de 26 ans, apportait « son soutien aux jihadistes agissant dans différentes zones », a déclaré en conférence de presse Jean-François Ricard. « Cette vidéo était notamment mise en ligne sur son compte X (ex-Twitter) », ouvert début octobre et qui comportait « de nombreuses publications sur le Hamas, Gaza et plus généralement la Palestine », selon le magistrat.

Dans ce sillage, Gérald Darmanin a réclamé dimanche soir que les autorités « puissent demander une injonction de soins » pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques afin de prévenir des passages à l’acte comme celui de l’assaillant du pont Bir Hakeim.

Le ministre de l’Intérieur s’exprimait sur TF1 à l’issue d’une réunion à Matignon consacrée à la sécurité après cette attaque au couteau, samedi soir, qui a coûté la vie à un touriste germano-philippin et blessé un Britannique et un Français.

L’assaillant « est adhérent à l’islam radical et il est malade psychiatrique. Il avait arrêté les soins à la demande de certains médecins », a rappelé M. Darmanin.

« Ce qu’il faut sans doute changer – on l’a vu autour de la Première ministre (Elisabeth Borne) – c’est que le pouvoir public, les préfets, les policiers puissent demander, exiger une injonction de soins, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-il poursuivi.

Soulignant que les « policiers n’étaient pas des médecins », il a fait valoir qu’ils avaient « à gérer des personnes aux troubles psychotiques et adhérant à l’islam radical ».

Le ministre a insisté sur le fait que la France était « durablement sous le coup de la menace islamiste radicale ». « Il faut, a-t-il dit encore, avoir une réponse pénale extrêmement ferme ».

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