mercredi 22 mai 2024

Média italien: La politique de Macron suscite la violence et la haine

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La politique du président français, Emmanuel Macron, suscite « des soulèvements dangereux pleins de violence et de haine », a souligné le média italien « scenari economici » , évoquant une « situation sociale initialement explosive qui fait brûler la France ».

“Le meurtre de Nahel n’est que l’allumette jetée dans le réservoir d’un pays en colère, blessé, humilié par le gouvernement Macron”, a estimé le portail spécialisé dans les analyses géopolitiques et économiques, signalant que “l’austérité et la répression politique ont trop duré en France”.

Dans ce sens, le site d’information a évoqué “les contestations sur la réforme des retraites qui ont fait voler en éclat toute forme de consensus populaire envers le gouvernement macronien”, rappelant que les syndicats et les classes moyennes se sont associés pour combattre “un gouvernement qu’ils considèrent désormais comme un technocrate froid”.

Selon le portail, “Macron continue d’appliquer la poigne dure pour la énième fois”. “Mais comment peut on gouverner en passant d’une répression à l’autre?”, s’interroge le média italien.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déploré samedi, le « mal-être évident » régnant dans les banlieues françaises, après une quatrième nuit consécutive de heurts ayant abouti à plus d’un millier d’interpellations.

M.Tajani a, ainsi, réitéré la mise en garde adressée vendredi par son ministère aux ressortissants italiens en France, les appelant à « suivre les conseils des forces de l’ordre et à ne pas s’approcher des lieux théâtre d’affrontements ».

Quelque 994 personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi partout en France, en marge d’une quatrième soirée de violences et d’affrontements entre jeunes en colère après la mort d’un mineur par un tir policier à Nanterre et les forces de l’ordre.

Ces nouvelles violences se sont concentrées notamment à Marseille, Lyon, Metz, Grenoble et Nanterre, Colombes, Persan, Clichy-sous-Bois en région parisienne.

Selon des chiffres du ministère de l’intérieur, relayés par les médias ce samedi matin, outre 72 gendarmes et policiers blessés lors de ces violences urbaines, 2560 incendies sur la voie publique ont été signalés, 1350 véhicules brûlés et 234 bâtiments publics incendiés ou dégradés.

Le gouvernement avait annoncé plus tôt dans la journée de vendredi des moyens supplémentaires face à une éventuelle recrudescence des violences, avec le déploiement de 45.000 éléments des forces de l’ordre, de blindés de la gendarmerie, de véhicules Centaure et des VBRG (véhicules blindés à roue de la gendarmerie), et le recours aux drones pour la captation, l’enregistrement et la transmission d’images dans certaines communes de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine.

Par ailleurs, l’exécutif a décidé l’annulation d’événements de grande ampleur, mobilisant des effectifs et pouvant présenter des risques d’ordre public en fonction des situations locales, tandis que plusieurs villes ont instauré des couvre-feux nocturnes.

Dans le cadre de ces violences urbaines qui secouent la France depuis mardi laissant craindre un scénario similaire aux émeutes des banlieues de 2005 suite à la mort de deux jeunes à Clichy-Sous-Bois, dans la petite couronne de Paris, plusieurs pays, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont appelé leurs ressortissants en France ou souhaitant se rendre dans l’hexagone à la vigilance et à éviter les rassemblements de masse.

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