lundi 27 mai 2024

Autodafé du Coran en Suède: le monde musulman ne décolère pas

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De nombreux pays musulmans ont dénoncé jeudi une «incitation à la haine» et une «provocation» après qu’un homme a brûlé devant une mosquée de Stockholm des pages d’un exemplaire du Coran lors d’un rassemblement autorisé par les autorités suédoises.

Le secrétariat général de la ligue arabe a condamné dans les termes les plus fermes l’autorisation par les autorités suédoises d’une manifestation au cours de laquelle le Saint Coran a été brûlé par des extrémistes au premier jour de l’Aïd Al-Adha.

«La responsabilité des gouvernements n’est pas d’encourager l’extrémisme ou de tolérer ceux qui véhiculent des idées haineuses et islamophobes, mais plutôt de s’opposer fermement à ces tendances», a souligné la Ligue dans un communiqué, affirmant que le blasphème ne relève guère de la liberté d’expression.

Le Maroc a condamné un acte « offensant et irresponsable » et rappelé son ambassadeur en Suède, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Le gouvernement suédois, une fois de plus, a autorisé une manifestation qui a eu lieu ce jour (mercredi), et au cours de laquelle le Saint Coran a été brulé devant une mosquée à Stockholm », regrette le département de Nasser Bourita.

« Ce nouvel acte offensant et irresponsable fait fi des sentiments de plus d’un milliard de musulmans, en cette période sacrée du grand pèlerinage à la Mecque et de la fête bénie de l’Aïd Al-Adha », déplore-t-il.

« Face à ces provocations répétitives, commises sous le regard complaisant du gouvernement suédois », et sur instruction de SM le Roi Mohammed VI, le chargé d’affaires de Suède à Rabat a été convoqué mercredi au ministère marocain des Affaires étrangères.

L’Arabie saoudite a dénoncé des «actes haineux et répétés (…) incitant à la haine, à l’exclusion et au racisme, et contredisant les efforts visant à répandre les valeurs de tolérance».

Autre monarchie du Golfe, le Koweït a appelé à ce que les auteurs de tels «actes hostiles» soient jugés et « empêchés d’utiliser le principe des libertés (…) pour justifier l’hostilité contre l’islam ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé jeudi la Suède pour avoir autorisé la tenue d’une manifestation au cours de laquelle un Coran a été brûlé, assombrissant encore les chances de voir ce pays nordique rejoindre l’Otan.

«Nous enseignerons aux Occidentaux arrogants qu’insulter les Musulmans ne relève pas de la liberté d’expression», a déclaré Erdogan lors d’une intervention télévisée, ajoutant qu’il condamne cet incident « dans les termes les plus forts ».

L’Egypte a fustigé un « geste honteux et une provocation pour les sentiments des musulmans » au moment même de l’Aïd al-Adha, la grande fête du sacrifice célébrée par les musulmans à travers le monde.

Le gouvernement irakien a condamné « des actes racistes, incitant à la violence et à la haine » qui surviennent « de manière répétée » dans des pays « qui se targuent d’embrasser la diversité et le respect des croyances d’autrui ».

Des partisans du leader chiite irakien Moqtada Sadr sont parvenus jeudi à pénétrer brièvement à l’intérieur de l’ambassade de Suède à Bagdad en signe de protestation.

En Syrie, le gouvernement a « condamné avec la plus grande fermeté l’acte honteux » commis « par un extrémiste avec la permission (…) du gouvernement suédois. »

La Ligue islamique mondiale a condamné vigoureusement l’autodafé d’un exemplaire du Saint Coran à Stockholm, le qualifiant « de crime odieux et provocateur pour les sentiments des musulmans en ces jours bénis de l’Aïd Al-Adha ».

Le Secrétaire général de la Ligue, cheikh Mohamed Ibn Abdelkarim Al-Issa, a dénoncé, dans un communiqué du secrétariat général, « un crime absurde et abject, perpétré sous la protection de la police sous prétexte de la liberté d’expression, mais qui porte en réalité atteinte à la conception vraie et rationnelle des libertés dont les principes prônent le respect des sacralités et et la nécessité d’abstenir de toute provocation dans ce sens sous aucun prétexte ».

De son côté, le président sénégalais Macky Sall a condamné fermement ‘’un geste répugnant et provocateur’’ après qu’un exemplaire du Coran a été brûlé à Stockholm, en Suède, mercredi, devant une mosquée.

En Syrie, le gouvernement a « condamné avec la plus grande fermeté l’acte honteux » commis « par un extrémiste avec la permission (…) du gouvernement suédois. »

La Ligue islamique mondiale a condamné vigoureusement l’autodafé d’un exemplaire du Saint Coran à Stockholm, le qualifiant « de crime odieux et provocateur pour les sentiments des musulmans en ces jours bénis de l’Aïd Al-Adha ».

Le Secrétaire général de la Ligue, cheikh Mohamed Ibn Abdelkarim Al-Issa, a dénoncé, dans un communiqué du secrétariat général, « un crime absurde et abject, perpétré sous la protection de la police sous prétexte de la liberté d’expression, mais qui porte en réalité atteinte à la conception vraie et rationnelle des libertés dont les principes prônent le respect des sacralités et et la nécessité d’abstenir de toute provocation dans ce sens sous aucun prétexte ».

De son côté, le président sénégalais Macky Sall a condamné fermement ‘’un geste répugnant et provocateur’’ après qu’un exemplaire du Coran a été brûlé à Stockholm, en Suède, mercredi, devant une mosquée.

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