lundi 20 mai 2024

L’arrêt du Tribunal de Tarascon, « une victoire de la lucidité et de l’équité »

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L’arrêt du Tribunal de Tarascon condamnant la Confédération Paysanne, une organisation syndicale française utilisée dans le harcèlement judiciaire de l’accord agricole Maroc-UE, est une « décision de justice qui dénonce cette organisation » et « une victoire de la lucidité et de l’équité », a affirmé Abdou Latif Haidara, expert international en sécurité et sureté et directeur du Centre africain d’intelligence stratégique Paix et sécurité « CISPAIX ».

« Au-delà d’être débouté de ses prétentions, nous assistons à une victoire de la lucidité et de l’équité. Car on ne saurait tolérer la politisation de l’agriculture qui est un bien de consommation qui ne souffre ni de traçabilité ni de droit d’un quelconque sol, le jugement de Londres faisant jurisprudence », a indiqué dans une déclaration à la MAP l’expert sénégalais.

« Les biens de consommation admis dans les territoires européens sont soumis à des conditionnalités normatives fondées sur la prescription, le droit international, l’incarnation de valeurs politiques et l’expression de la soft power européenne », a-t-il fait observer.

« En condamnant la Confédération Paysanne, le Tribunal de Tarascon a montré que l’activisme a des limites et que faire la conjonction entre les postures politiques et le droit n’est pas de mise dans l’Union européenne, surtout autour d’une question artificiellement entretenue par des activistes en perte de vitesse », a encore souligné le directeur du CISPAIX, basé à Dakar.

L’expert sénégalais a souligné que si on parle des populations sahraouies qui gagnent leur vie en cultivant librement leurs produits, « on entre dans un domaine politique qui ne relève plus du droit, mais d’une politisation de l’agriculture et d’un déni d’égalité des chances entre marocains, ce qui est une contre-valeur européenne ».

« L’action du Royaume dans ses provinces du sud et la valorisation des ressources naturelles ne souffrent d’aucune illégitimité, ni d’aucune illégalité », martèle encore M. Haidara qui se demande si « le Maroc doit demander un Quitus pour assurer le développement économique de ses provinces du Sud ».

« Les relations économiques entre le Maroc et l’UE sur les secteurs de l’agriculture sont fondées sur le respect mutuel et sont favorisées, au demeurant, par l’histoire et la géographique, comme le confirment les différents rapports établis par la Commission européenne », ajoute cet expert international.

La société IDYL, l’entreprise française spécialisée dans la commercialisation de fruits et légumes, « est donc dans son bon droit et doit continuer sa mission pour le développement de l’agriculture du Maroc qui est un et indivisible », conclut-il.

Le Centre africain d’intelligence stratégique Paix et sécurité (CISPAIX), dont le siège est basé à Dakar, est une organisation qui appuie les pouvoirs publics africains dans la recherche, les études et la formation, en gouvernance, pour la prospective, le développement, la paix et la sécurité.

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