lundi 17 juin 2024

Des contraceptifs auto-injectables bientôt disponibles aux Marocaines

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L’Organisation mondiale de la Santé a lancé un projet-pilote pour introduire « les contraceptifs injectables auto-administrés » au Marocaines, lit-on sur un communiqué de l’agence onusienne publié jeudi 6 Avril 2023.

 Le projet en question, précise-t-on est un effort conjoint de l’OMS, de l’organisation Panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), et la Division du planning familial au ministère de la Santé ainsi que le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

«Après deux mois de la publication des guide-ânes générales, le Maroc a adapté et lancé le projet, devant ainsi le premier pays au monde à le faire. Les interventions auto-administrés ont également été intégrées à la stratégie nationale de la santé sexuelle et reproductive, une première également parmi les pays de la région de la Méditerranée orientale de l’OMS», lit-on dans le communiqué.

Ces contraceptifs sont composés d’œstrogène et de progestérone, des hormones féminines. Elles sont injectés par voie intramusculaire toutes les douze semaines durant les 5 premiers jours des règles. Une fois injecté dans l’organisme, le progestatif va permettre de bloquer l’ovulation, épaissir la glaire cervicale pour limiter le passage des spermatozoïdes et amincir l’endomètre pour empêcher une nidation.

«Au Maroc, 71 % des femmes mariées utilisent une forme de contraception, et 61 % choisissent une méthode moderne, généralement la pilule contraceptive », fait savoir l’OMS.

Ce projet-pilote a été lancé en novembre 2021, en pleine pandémie de Covid-19, dans sept villes, dont Rabat, Salé, Béni Mellal, Marrakech et Meknès. Les patientes se sont soit dirigées vers des centres de l’OPALS, soit un centre de santé du ministère de la Santé, ou un centre OMS, où elles ont été instruites sur la manière à suivre pour s’auto-administrer l’injection. Elles y sont retournées pour obtenir leurs prochaines doses tous les trois mois. Toutes ces doses ont été offertes aux participantes.

« A la suite du pilote, des pourparlers ont été lancés pour déterminer si ces injections peuvent être introduites au public au Maroc. Une question-clé est le coût élevé de la dose, qui se situe aujourd’hui autour de 27 dollars. Des discussions ont été engagées avec le ministère de la Santé pour étudier la possibilité d’inclure ces coûts dans les prochains budget de la santé, ou si cette nouvelle méthode peut être introduites à la couverture santé universelle du Maroc », conclut l’OMS.

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