jeudi 20 juin 2024

L’Allemagne pourrait à son tour bannir ChatGPT après l’Italie

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Le prochain pays européen à bannir ChatGPT après l’Italie pourrait bien être l’Allemagne. Le commissaire allemand à la protection des données envisage effectivement d’interdire l’accès au chatbot d’OpenAI pour des raisons de sécurité.

ChatGPT, le chatbot d’OpenAI basé sur le modèle de langage GPT-4 est dans le viseur des législateurs. Suite à une faille de sécurité, l’autorité italienne de protection des données a décidé de bannir ChatGPT. Le chatbot n’est donc plus accessible en Italie depuis vendredi 31 mars. L’Italie lui reproche notamment d’enfreindre la loi sur la protection des données des utilisateurs. D’autres pays européens, à commencer par l’Allemagne, pourraient donc bientôt lui emboîter le pas.

L’Allemagne pourrait effectivement bannir ChatGPT de son territoire pour des raisons de sécurité et de confidentialité. C’est en tout cas ce qu’a laissé sous-entendre le commissaire allemand à la protection des données, Ulrich Kelber.

L’Allemagne, la France et l’Irlande pourraient être les prochains à bannir ChatGPT

L’intelligence artificielle d’OpenAI est un outil très pratique pour répondre à toutes sortes de requêtes, mais elle n’est pas sans faille. Récemment, des employés de Samsung ont même exposé des informations sensibles en utilisant ChatGPT. Le chatbot inquiète donc de plus en plus les autorités dans le monde.

Au cours d’une interview accordée au journal Handelsblatt, Ulrich Kelber a évoqué la décision de l’Italie de bannir ChatGPT. Il a révélé que les autorités de son pays sont en discussion avec le gouvernement italien à propos de l’interdiction du chatbot. « En principe, une telle action est également possible en Allemagne », a déclaré le commissaire allemand à la protection des données.

L’Allemagne n’est pas le seul pays à discuter avec les régulateurs italiens à propos du ban de ChatGPT. En effet, un porte-parole du commissaire irlandais à la protection des données a expliqué que son pays « se coordonnera avec toutes les autorités de protection des données de l’UE à ce sujet ». Même le gouvernement français a entamé des discussions avec l’Italie. Outre le non-respect de la loi sur la protection des données des utilisateurs, l’Italie reproche aussi à OpenAI de ne pas surveiller si des mineurs utilisent son agent conversationnel. 

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