lundi 24 juin 2024

Des détails sur l’échauffourée entre la police espagnole et l’équipe péruvienne

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Une échauffourée a opposé des policiers et des joueurs de la sélection péruvienne de football lundi soir à Madrid, à l’issue de laquelle un joueur a été interpellé, a-t-on appris auprès de la police et des autorités péruviennes.

Selon la police, les faits se sont déroulés lundi vers 21H30 (19H30 GMT) lorsque l’équipe du Pérou, actuellement à Madrid pour y disputer mardi un match amical contre le Maroc, est arrivée à son hôtel où l’attendaient environ 300 supporters péruviens, certains avec des feux de Bengale.

« Les supporters ont essayé de s’approcher des joueurs et les policiers se sont interposés entre les supporters et les joueurs afin d’éviter une bousculade », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la police.

« Un joueur a alors frappé un policier au niveau de l’oeil. Ce joueur a ensuite été interpellé et emmené au commissariat (du quartier madrilène) de Chamartín », a-t-elle ajouté sans préciser l’identité du joueur. Le ministère péruvien des Affaires étrangères a indiqué pour sa part qu’il s’agissait du gardien de but Pedro Gallese.

« Pedro Gallese est sorti il y a peu, sans être inculpé, du commissariat où il a été entendu et est de retour à l’hôtel de la sélection », a-t-il indiqué tôt mardi matin sur Twitter. Les autorités péruviennes « réclameront un éclaircissement des faits aux autorités concernées », a insisté le ministère dans un autre message.

Des images de cette échauffourée diffusées sur les réseaux sociaux et reprises par les médias espagnols montrent des policiers et des joueurs de la sélection s’empoigner, se pousser.

On peut voir sur ces images que les gardiens Pedro Gallese et José Carvallo ainsi que le milieu de terrain Yoshimar Yotún sont notamment impliqués. Le séjour à Madrid de l’équipe du Maroc, demi-finaliste du dernier mondial au Qatar, a lui été marqué par l’arrestation vers minuit dimanche par la police espagnole d’un employé de leur hôtel pour des commentaires racistes à l’encontre des joueurs publiés sur les réseaux sociaux, a-t-on appris lundi auprès de la police municipale.

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