lundi 30 janvier 2023

L’imam Hassan Iquioussen expulsé vers le Maroc par la Belgique

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L’imam marocain Hassan Iquioussen a été reconduit vendredi vers le Maroc par la Belgique, où il s’était réfugié à la fin de l’été après son expulsion de France pour des «propos incitant à la haine et à la discrimination».

L’information a été annoncée vendredi soir par Nicole de Moor, secrétaire d’Etat belge à l’Asile et la Migration, et l’avocate française de l’imam, Lucie Simon. «Nous ne pouvons pas permettre à un extrémiste de se promener sur notre territoire. Toute personne qui n’a pas le droit d’être ici doit être renvoyée», a souligné De Moor, saluant «la bonne coopération» avec la France sur ce dossier.

Hassan Iquioussen, prédicateur du nord de la France dont le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé l’expulsion fin juillet, a été renvoyé dans un avion vers Casablanca après la délivrance jeudi d’un laissez-passer par le consulat du Maroc à Liège.

A Paris, le ministère de l’Intérieur a précisé que l’arrêté d’expulsion français «vaut interdiction de retour» sur le sol européen.

L’imam est inscrit au fichier des personnes recherchées partagé dans le système Schengen, «ce qui permet d’empêcher toute entrée dans l’espace européen», a-t-on précisé de même source.

« C’est une grande victoire contre le séparatisme», a-t-on commenté dans l’entourage de Darmanin.

L’imam âgé de 58 ans, fiché S (pour sûreté de l’Etat) par les services de renseignement français, était au cœur d’un imbroglio politico-juridique depuis six mois.

Fin juillet, Gérald Darmanin avait annoncé son expulsion, lui reprochant «un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République».

Mais l’imam était introuvable au moment où l’arrêté avait été définitivement validé par le Conseil d’Etat le 31 août. Il avait fui en Belgique francophone où il a été arrêté dans la région de Mons (sud-ouest) le 30 septembre.

Incarcéré puis brièvement assigné à résidence sous surveillance électronique, le prédicateur avait ensuite été placé en centre fermé près de Liège (est) à la mi-novembre, après l’échec devant les tribunaux belges de la procédure du mandat d’arrêt européen lancée par la France.

Il avait alors multiplié les recours contre l’ordre de quitter le territoire qui le visait. Sans succès.

Le laissez-passer permettant l’éloignement de l’imam vers son pays d’origine a été délivré jeudi par le consul général du Maroc à Liège, avec une validité d’un mois, selon un document obtenu par l’AFP.

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