mardi 23 avril 2024

SNPM : Quand la mauvaise gestion se conjugue au manque d’éthique

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Les fonds publics octroyés par l’Etat au syndicat national de la presse marocaine (SNPM), sont au centre d’un débat heureux après la publication d’un communiqué au vitriol contre les responsables aux commandes du Syndicat.    

Ainsi, la gestion des finances du syndicat national de la presse marocaine est on ne peut plus opaque et entachée d’innombrables irrégularités. C’est un fait, selon nos confrères au site Article19, dans un papier signé par Ahmed Al Wadih.

En effet, ajoute la même source, des membres du bureau exécutif de cette instance syndicale l’affirment et le confirment, d’anciens membres de la même entité ne cessent de le dénoncer, d’autres encore envisagent de publier des ouvrages sur cette affaire qui enflamme les réseaux sociaux et même l’actuel président du SNPM l’avait laissé entendre quand il avait pris les commandes du syndicat.

L’actuel président du SNPM avait clairement émis des réserves sur la gestion des finances du syndicat lors de la signature des PV de passation des consignes entre lui et son prédécesseur qui avait bien manœuvré pour créer un poste de «président» en vue de préserver le titre. Ainsi, le syndicat, qui s’est retrouvé pour la première fois de son histoire avec deux présidents, est devenu un «titre syndical», exploité à des fins politiques, une «source» d’enrichissement, un ascenseur social, un instrument de chantage politique avec des entreprises de presse, voire même avec l’Etat, et une arme pour mater les journalistes protestataires. Ces manœuvres ont plongé le secteur dans la précarité, l’instabilité et la médiocrité.

Selon le même site, l’ancien président, devenu «deuxième président» dans la nouvelle configuration du syndicat, a déclaré, lors des débats autour du droit d’accès à l’information, que «le Maroc avance sur la voie de l’accès à l’information». Aucune voix dans la salle ne s’était élevée pour lui demander de donner, lui-même, l’exemple en permettant aux journalistes d’accéder aux informations relatives à la gestion financière du syndicat. Et pourtant c’est une affaire de deniers publics.

Le fkih, dont on attendait la baraka…

Cet état de fait, ajoute la même source, confirme également sans ambages qu’il y a anguille sous roche. Il faut dire que ces taches noires, soulevées et vigoureusement dénoncées par des fondateurs et des membres des instances dirigeantes du SNPM, portent préjudice au secteur, ternissent son image au niveau national et à l’échelle mondiale et remettent en cause la crédibilité de sa voix. Car, dans ce sillage, une dénonciation médiatique d’un scandale financier ou éthique dans une administration ou dans un établissement public ou privé n’aura aucun impact sur l’opinion publique.

«Le fkih, dont on attendait la baraka, est entré dans la Mosquée avec ses babouches», rappellera le commun des mortels aux deux «présidents» pour leur signifier qu’un comportement éthique commence par soi-même.

Ainsi, d’après ce qu’ont publié des fondateurs du SNPM et certains membres de ses instances dirigeantes, la mauvaise gestion se conjugue au manque d’éthique. En plus de ces deux piliers fondamentaux, qui font défaut, la question de compétence et de performance a été également soulevée par l’affaire de ce que les internautes qualifient de «certificat de passage» dans un pays arabe.

Cette histoire, mise au devant de la scène médiatique, politique, polémique et publique, depuis le lancement du processus de l’élection des membres du conseil national de la presse (CNP), se résume en quelques mots : «Voilà la cuisine interne, voilà l’éthique, voilà les compétences et voilà le niveau d’instruction». C’est le message qui enflamme les réseaux sociaux.

Et le site de conclure que, les institutions impartiales compétentes, piliers de la démocratie et de la bonne gouvernance, sont appelées à agir. Vivement une enquête du Parquet général et de la Cour des comptes.

 

 

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