vendredi 12 avril 2024

Affaire des moteurs diesel truqués: le PDG d’Audi arrêté

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Rupert Stadler a été placé en garde à vue, lundi, dans le cadre de l’affaire des moteurs diesel truqués pour passer les tests de pollution.

Un porte-parole du groupe Volkswagen a annoncé, lundi 18 juin, que Rupert Stadler, le président du directoire d’Audi (filiale du constructeur allemand) a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le scandale des moteurs diesel truqués.

 « Nous confirmons que M. Stadler a été arrêté ce matin », a déclaré le porte-parole, précisant que M. Stadler bénéficiait de la présomption d’innocence.

Le parquet de Munich a lui aussi annoncé cette arrestation, expliquant qu’elle avait été décidée en raison du risque de le voir supprimer des preuves. Le parquet avait mis en cause fin mai pour « fraude » M. Stadler ainsi qu’un autre membre du directoire.

Cette décision intervient dans le cadre de l’affaire du « Dieselgate », ces manipulations réalisées par différents constructeurs automobiles afin de fausser les mesures du niveau de pollution de leurs véhicules. Depuis l’automne 2015, Audi est soupçonné d’avoir été la cellule de développement des diverses manipulations illégales des logiciels des moteurs diesel pour contourner la législation sur les émissions d’oxydes d’azote.

Plusieurs enquêtes ouvertes

Plusieurs parquets allemands ont ouvert des enquêtes pour fraude, manipulation de cours de Bourse ou publicité mensongère contre des salariés de Volkswagen et ses marques Audi et Porsche, mais aussi de Daimler et de l’équipementier Bosch.

L’ancien PDG de VW Martin Winterkorn, et son successeur Martin Müller, mais aussi l’actuel chef du conseil de surveillance du groupe Hans Dieter Pötsch et l’actuel président de VW Herbert Diess sont visés par des investigations.

En ce qui concerne Audi, l’office fédéral allemand pour la circulation des véhicules à moteurs (KBA) soupçonne la marque de continuer à installer des logiciels trompeurs dans ses voitures récentes.

KBA avait ordonné début juin le rappel de quelque 60 000 Audi A6 et A7 à la suite de la découverte d’un « logiciel illicite » capable de fausser les niveaux d’émissions de gaz polluants.

Audi a reconnu avoir interrompu les livraisons de deux modèles diesel récents, pour vérifier « des anomalies dans le logiciel du moteur ».

 

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