dimanche 23 juin 2024

Un collectif pour rompre publiquement le jeûne du Ramadan

-

 

 

 

Lareleve.ma-Mohamed Boudari

 

  Formé récemment, et issu du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI), Un  nouveau  mouvement et collectif  sur les réseaux sociaux  appelé «Masayminch 2012 (Nous ne jeûnons pas)», vient de voir le jour.

 

  L’objectif des adeptes du collectif, déclarent-ils, n’est pas de lancer un appel  pour rompre le jeûne mais juste de montrer que certaines personnes ne désirent pas effectuer ce jeûne. Le mouvement réclame ainsi le droit de pouvoir manger librement sur les lieux publics pendant le mois du Ramadan. Le groupe revendique les libertés individuelles et le droit de choisir.

 

  Ce mouvement «Masayminch 2012» est en train de réaliser une vidéo sur internet afin de véhiculer ses idées et de présenter ses actions pendant le mois du Ramadan qui commence, cette année,  vers le 20 juillet.

 

  Rompre le jeûne du Ramadan, qui est un des piliers de l’islam,  est pénalisé par l’article 222 du code pénal marocain. Ainsi, la violation de cet article peut entraîner une peine de six mois de prisons et une amende d’environ 1000 DHS.

 

  Pour mémoire en 2009, Le Mouvement alternatif pour les libertés Individuelles (MALI) (en arabe : ãÇáí ) a été crée en 2009 à partir d’un débat sur Facebook, , autour de la liberté de jeûner ou non au Maroc pendant le ramadan. Ce collectif défend la liberté de conscience, de culte, d’orientation sexuelle et plus généralement l’instauration d’un Etat laïc au Maroc. Le collectif s’était rendu célèbre au Maroc en dénonçant en 2009 l’obligation légale faite à tout marocain de jeûner pendant le mois de ramadan sous peine de prison.

 

  Un pique-nique avait été prévu, pour le 13 septembre 2009, dans la forêt de la ville de Mohammadia.  Les manifestants en avaient été  empêchés par les forces de l’ordre, qui avaient également procédé à des arrestations, dont les deux figures emblématiques du groupe: Zineb el-Rhazoui et Ibtissame Betty Lachgar, qui seront relâchées, par la suite, après une enquête préliminaire. Cet événement avait créé une grande polémique dans tout le pays.

 

 

- Advertisment -