vendredi 14 juin 2024

Accord de pêche: Un ministre espagnol le veut en juin

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Mohamed Jaabouk


  Conclure un nouvel accord de pêche avec le Maroc est une priorité pour le gouvernement espagnol. Son ministre de l’Agriculture, Miguel Arias Canete, à l’occasion d’un meeting politique de son parti à Barbate, dans  la région de Cadiz en Andalousie, s’est favorable à la signature d’un protocole «avant le 14 juin». Une annonce destinée à calmer la colère des habitants de Barbate, la zone la plus affectée du non-renouvellement, le 14 décembre, par la plénière du parlement européen de l’accord de pêche. Depuis quatre mois, l’activité dans ce port est quasiment paralysée. Un chômage qui a obligé, en ces temps de crise en Espagne, le gouvernement Rajoy d’allouer des aides à l’ensemble des pêcheurs sans travail.

 

  Lors de ce meeting hautement politique, le ministre de l’Agriculture a souligné que, le 26 mars, Bruxelles abritera une réunion technique  des pays membres de l’Union européennes en vue de définir une stratégie commune des Vingt-sept concernant la signature d’un nouvel accord avec le royaume.  La veille de ce rendez-vous,  l’Andalousie a rendez-vous avec des élections régionales, les sondages donnent le PP, au pouvoir à Madrid, gagnant. Une première, l’Andalousie a toujours été un bastion des socialistes.

 

  Force est de constater que des membres du cabinet Rajoy, à commencer par  Cañete ou son collègue Margallo aux Affaires étrangères, ont nettement révisé leur position initiale, hostile à la ratification du protocole agricole avec le Maroc, c’est justement pour la conclusion d’un nouveau accord de pêche avec le royaume.  Sur ce sujet Madrid semble avoir les mains liées. Certes, elle a réussi à convaincre le conseil des ministres de l’Union européenne d’entamer des négociations avec le Maroc en vue d’un éventuel retour des chalutiers européens, dont la majorité est espagnole, aux eaux atlantiques marocaines mais elle ne pourra en aucun cas présager qu’elle serait la position des eurodéputés vis-à-vis de la signature d’un texte incluant le Sahara, la raison principale du rejet, novembre dernier, du parlement européen de renouveler l’accord de pêche de 2011. Lequel bénéficiait à 70 chalutiers espagnols et assurait des emplois directs à 661 marins.

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