vendredi 23 février 2024

Affaire Comarit : Rebbah lance des appels d’offre limités dans le temps

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Lareleve.ma – Mohamed Jaabok


     Faute d’une issue à la crise que la compagnie maritime Comarit traverse, le département de Abdelaziz Rebbah vient de lancer des appels d’offres fixant les conditions d’exploitation des lignes utilisées auparavant par la société dirigée par le PJDiste Samir Abdeloula, un ancien du PAM récemment adoubé par Abdelilah Benkirane. Dans le détail il s’agit des lignes maritimes : Tanger Med à destination de Sète en France avec une fréquence de deux départs par semaine, Nador vers toujours Sète avec une fréquence d’un départ par semaine et Nador en direction de Alméria en Espagne avec trois départs tous les deux jours. La concession de ses lignes maritimes est limitée dans le temps, les cahiers des charges, comme a pu constater la releve.ma,  précisent que les trois autorisations sont accordées « pour une période ferme de douze (12) mois » qui commence « à courir à compter du 1 mai 2012. Cette période pourra être réduite à la demande du permissionnaire sans qu’elle ne soit inférieure à six (6) mois ».


Des cadeaux entre « frères »

    Ces autorisations seront effectives à partir du 15 mai prochain. Reste un dernier point, d’une teneur hautement politique, elles ne sont nullement « renouvelables ». C’est-à-dire que dès que le PJDite de circonstance, Samir Abdelmaoula, règlera ses créanciers, il pourra renouer immédiatement avec l’exploitation de ces trois lignes maritimes : Tanger Med-Sète, Nador-Sète et Nador-Alméria. Un cadeau du « frère » Rebbah à son « frère » Abdelmaoula. 

 

   Le lancement de ces trois appels d’offre ne signifie nullement le bout du tunnel pour les membres des équipages de la compagnie Comarit. Depuis, novembre 2011, ils n’ont reçu leurs salaires. Bloqués aux ports de Sète et Algésiras, ils vivotent grâce aux aides des syndicats. Le 9 février dernier, le ministre français des Transports, Thierry Mariani, a saisi, par écrit, Abelaziz Rebbah pour « intervenir directement auprès » de la Comarit au sujet de « la situation des 260 marins bloqués dans le port de Sète ». Des marins « en attente d’une solution judiciaire leur permettant de rentrer dans leur pays ». Plus d’un mois après cette lettre, le ministre PJDiste, occupé dans le bourbier des listes des agréments, ne s‘est pas encore mobilisé pour mettre un terme au drame quotidien que subissent les salariés de la Comarit. En attendant un geste du titulaire du département des Transports, les marins de la compagnie bloqués à Algésiras ont reçu la visite de José Manuel Ortega, l’inspecteur de la Fédération International de travailleurs dans le secteur des transport.

 

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