jeudi 25 avril 2024

Assassinat d’Aït Ljid: Sit-in devant le parlement pour réclamer justice

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À l’initiative de «la Fondation Ait Ljid pour la vie et la lutte contre la violence», et dans le cadre de la commémoration du 25eme anniversaire de l’assassinat d’Aït Ljid Benaissa, des dizaines de manifestants ont observé ce samedi un sit-in, devant le parlement à Rabat, pour réclamer la fin de l’impunité pour le crime perpétré  contre l’étudiant basiste Benaissa Aït El Jid, assassiné en février 1993 à l’enceinte de l’université Dhar Al Mehrez à Fès par une bande d’étudiants islamistes dont faisait partie le conseiller PJDiste Abdelali Hamidine.

Les manifestants ont dénoncé l’atermoiement de Hamidine et son refus de répondre à la convocation du juge d’instruction près la Cour d’appel de Fès qui comptait l’auditionner, le 24 janvier 2018, dans le cadre de l’affaire du meurtre de Benaïssa Aït El Jid.

Suite à la non-comparution du dirigeant PJDIste, Abdelali Hamieddine, cette audition, qui marque un rebondissement dans l’affaire de l’assassinat du militant de Gauche, Benaïssa Aït El Jid, suite à de nouveaux témoignages, a été reportée par le magistrat de la Chambre criminelle au 5 mars prochain.

Il est à rappeler que, Hamieddine n’avait pas répondu à une première convocation datée du 19 décembre.

Lors du sit-in organisé ce samedi, les manifestants ont scandé des slogans accusant  Abdelali Hamidine d’avoir participé à l’assassinat de Benaissa, tout en déplorant l’attitude de la formation politique à laquelle  l’accusé appartient. Et pour cause, le PJD et ses leaders essaient d’éviter à Abdelali Hamieddine, président du Forum Al Karama (Dignité), une nouvelle comparution devant la justice, alors même que de nouveaux éléments auraient surgi pour mieux le compromettre dans l’un des assassinats politiques les plus célèbres de l’histoire contemporaine du Maroc.

Les manifestants ont une nouvelle fois exigé que toute la lumière soit faite sur ce crime et que les personnes impliquées rendent des comptes, faisant allusion à l’actuel conseiller du Parti de la Justice et du Développement (PJD), Abdelali Hamidine, à l’époque membre actif de la faction estudiantine islamiste «Islah wa Tajdid», branche du «Tawhid wal islah», ancêtre de l’actuel PJD.

Rappelons que Abdelali Hamieddine avait été arrêté et condamné, suite à ce meurtre, à deux années de prison ferme, avant d’être innocenté et même indemnisé par l’Instance Equité et réconciliation. Un autre accusé issu des rangs d’Al Adl Wal Ihsane a écopé de dix ans de prison.

Le seul témoin encore en vie, Haddioui El Khammar, rapporte, dans sa déposition, qu’une vingtaine de personnes s’étaient acharnées sur le corps de l’étudiant de gauche, près de la faculté de droit de Fès (Dhar Mehraz), juste après une « halakiya » (discussion en plein air).

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