dimanche 21 avril 2024

L’élection du Maroc au CPS de l’UA, porteuse d’une légitimité diplomatique incontestable

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L’élection du Maroc au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine est porteuse d’une légitimité désormais incontestable pour la diplomatie marocaine au sein de l’organisation panafricaine, a affirmé Jean-Paul Carteron, fondateur et président d’honneur du Forum Crans-Montana.

« L’UA ne sera pas longtemps le lieu d’affrontement diplomatique direct que l’Algérie s’emploie à attiser chaque jour avec le Maroc », a déclaré M. Carteron à la MAP en réagissant à l’entrée du Royaume au CPS, un organe central de l’UA chargé de superviser l’architecture de sécurité dans le continent.

L’expert européen a estimé que dans ce contexte, personne de sérieux ne s’aventurerait à reconnaitre la prétendue rasd, la qualifiant de « fiction qui est censée, de fait, servir les intérêts d’Alger ».

« La jeunesse qui représente 60% de la population africaine ne veut plus entendre parler de ces combats d’arrière-garde et sans intérêt. », a-t-il expliqué. Quant au Royaume, a-t-il poursuivi, il mène une diplomatie moderne, une Realpolitik qui ne tient compte que des réalités et des exigences concrètes d’un monde qui veut se développer et vivre en paix.

« En cela le contraste est infini avec l’Algérie qui mobilisa en 2015 l’ensemble de sa diplomatie pour faire visite à toutes les personnalités du monde pour tenter de les dissuader de venir à Dakhla » participer à la session du forum dédié à l’Afrique, a fait observer le fondateur du FCM .

Il a d’autre part rappelé que le Maroc est aujourd’hui l’un des plus grands investisseurs en Afrique, « alors que l’influence française est en baisse et que les investissements de l’Algérie se sont considérablement taris pour cause de faillite ».

Le Royaume, a dit M. Carteron, est revenu dans l’Union avec une vision pragmatique, celle d’une Afrique décomplexée qui ne s’enferme pas dans l’idéologie nuisible au développement. Il a à cet égard souligné qu’à Dakhla, le Maroc fait la preuve que le miracle africain existe et qu’il n’y a pas lieu d’être désespéré quant à l’avenir.

Le Royaume, qui siègera au Conseil de paix et de sécurité pour un mandat de deux ans renouvelable, a recueilli 39 voix, sachant que les deux-tiers requis pour cette élection est de 36 voix.

L’organe exécutif de l’UA se compose de 15 États membres, à savoir dix pays élus pour un mandat de deux ans et cinq autres élus pour trois ans, dans le souci d’assurer une continuité dans les activités du CPS.

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