vendredi 12 avril 2024

Espagne : démantèlement d’un réseau de financement d’Al Qaida

-

La Garde civile espagnole a procédé au démantèlement d’un réseau de financement de l’organisation terroriste Al-Qaida, dans le cadre d’une opération menée en collaboration avec les services sécuritaires allemands, indique mardi le ministère espagnol de l’Intérieur.

 

Des agents de la Garde civile se sont déplacés, le 12 décembre, en Allemagne où ils ont pris part à plusieurs perquisitions pratiquées dans des domiciles et entreprises des villes de Hambourg et Brandebourg, dont les propriétaires seraient impliqués dans un réseau procurant des ressources financières à des groupes terroristes liés à Al Qaida, précise la même source dans un communiqué.

Ces perquisitions ont permis la saisie d’un grand nombre de documents liés aux activités économiques des entreprises impliquées, ainsi que du matériel informatique qui est en train d’être analysé.

Une partie des bénéfices du réseau des entreprises démantelé était destinée au financement de groupes terroristes liés à Al Qaida, tout comme pour compenser financièrement les proches des individus recrutés par le réseau et qui ont rejoint comme combattants lesdits groupes terroristes.

Le ministère espagnol fait savoir que cette opération est liée au démantèlement, le 22 avril en Espagne, d’un réseau de financement du terrorisme, à travers une entreprise située dans la localité d’El Espinar (Ségovie-centre), dont le propriétaire avait recruté deux citoyens pour ses activités délictuels. Les trois personnes avaient été arrêtées avec la collaboration des autorités égyptiennes.

L’enquête avait révélé l’utilisation d’une entreprise basée en Espagne gérée par deux associés et qui opérait dans l’achat et la vente de matériel informatique recyclé, sans laisser de traces dans les registres publics nationaux et internationaux.

« Toutes les ressources obtenues à travers ces activités entrepreneuriales étaient directement liées aux financement d’une faction terroriste liée à Al Qaida », indique encore le ministère, soulignant que la personne qui était à la tête de l’entreprise jouait un rôle « important » dans la mobilisation de fonds à des fins liées au terrorisme.

- Advertisment -