jeudi 20 juin 2024

L’initiative Atlantique de SM le Roi devra augmenter la mobilité des navires dans les ports atlantiques

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L’initiative atlantique lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour favoriser l’accès des Etats du Sahel à l’océan atlantique devra augmenter la mobilité des navires dans les ports atlantiques, a indiqué, lundi à Casablanca, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développent rural et des Eaux et Forêts (département de la pêche maritime), Zakia Driouich.

S’exprimant lors de l’ouverture de la troisième Réunion de coordination régionale de l’Accord de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) relatif aux mesures du ressort de l’État du port (PSMA), Mme Driouich a expliqué que « cette initiative internationale de SM le Roi permettra au Maroc de mieux contrôler et de lutter contre la pêche illicite ».

Elle a dans ce sens souligné que la rencontre met en lumière les efforts constants du Royaume du Maroc, initiés depuis le lancement du plan Halieutis par SM le Roi en 2009, et couronne les actions entreprises pour combattre la pêche illicite non réglementée.

« L’organisation de cet atelier est rendue possible grâce à l’engagement de la FAO dans l’élaboration et l’instauration de mesures efficaces pour lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) », a-t-elle fait savoir, relevant que l’Accord de 2009 relatif aux mesures du ressort de l’État du port est témoin de cet engagement et constitue un pilier fondamental dans la lutte contre la pêche INN.

A cet égard, Mme Driouich a noté que le Maroc, avant son adhésion à l’Accord en 2022, a participé activement à la rédaction et à l’élaboration de cet instrument, l’a approuvé en 2015 au niveau national et a anticipé sur l’adoption des textes nationaux requis en vue d’accélérer le processus de mise en œuvre après adhésion.

Et de soulever que des avancées significatives ont été réalisées, telles que la désignation des ports accessibles aux navires étrangers et la fixation des conditions d’habilitation des agents inspecteurs.

Pour sa part, le Représentant de la FAO au Maroc, Jean Senahoun, a affirmé qu’à travers la tenue de cette réunion à Casablanca, la FAO reconnaît les efforts remarquables du Royaume du Maroc dans la mise en œuvre de l’Accord sur les mesures du ressort de l’État du port, notant que la collaboration entre la FAO et le Royaume vise à amplifier ces efforts et à garantir des résultats tangibles dans la lutte contre la pêche INN.

Dans ce sillage, il a souligné que la pêche INN représente une menace majeure pour les océans, les économies et les sociétés, cause des pertes financières importantes, estimées à des milliards de dollars, perturbe le marché international et fragilise les moyens de subsistance des communautés locales, notamment les petits pêcheurs.

Sur le plan environnemental, la pêche illicite mène à la surexploitation des stocks de poissons et menace la durabilité des écosystèmes marins, tandis que socialement, elle aggrave les inégalités et prive les communautés locales des ressources essentielles à leur subsistance et à leur sécurité alimentaire, d’où la nécessité pour la communauté internationale d’agir collectivement pour éradiquer cette pêche non réglementée et atteindre les Objectifs de Développement Durable, a-t-il relevé.

De son côté, le Chef de l’équipe des processus mondiaux et régionaux de la FAO, Matthew Camilleri, a fait savoir que ces réunions de coordination régionale représentent une « excellente » occasion de progresser dans la coopération et la mise en œuvre de l’Accord au niveau régional, tout en faisant avancer les discussions sur divers aspects de la stratégie de Bali, adoptée par les Parties à l’Accord en mai 2023.

Dans cette perspective, il a estimé que l’accord sera d’autant plus efficace que davantage de pays dans le monde appliqueront des mesures de l’État du port et interdiront l’entrée des navires impliqués dans la pêche INN.

Organisée par la FAO du 27 au 31 mai 2024 à Casablanca, cette rencontre fait partie d’une série de réunions régionales prévues en 2024 pour faire le point sur l’état de l’Accord et son application dans la région, et d’aborder les défis liés à sa mise en œuvre ainsi qu’à l’utilisation du Système mondial d’échange d’information de l’Accord.

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