mercredi 22 mai 2024

Affaire Polanski : Le réalisateur poursuivi pour diffamation a été relaxé

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Le cinéaste controversé était jugé pour diffamation après avoir qualifié de « mensonge odieux » les accusations d’agression sexuelle lancées contre lui par Charlotte Lewis

Accusé de diffamation par l’actrice Charlotte Lewis, le cinéaste Roman Polanski a été relaxé ce mardi par le tribunal judiciaire de Paris, où il a été jugé en mars dernier.

Le réalisateur, âgé de 90 ans, avait qualifié d’« odieux mensonges » les accusations d’agression sexuelle lancées par l’actrice britannique à son encontre.

L’affaire remonte à 2010 lors du festival de Cannes, au cours duquel Charlotte Lewis avait fait ces révélations. Elle avait indiqué avoir été agressée à Paris en 1983 alors qu’elle n’avait que 16 ans. Les faits s’étaient déroulés lors d’un casting organisé au domicile du réalisateur, avait-elle précisé à l’époque.

Neuf ans plus tard, Roman Polanski avait réagi dans une interview accordée à Paris Match. « La première qualité d’un bon menteur, c’est une excellente mémoire. On mentionne toujours Charlotte Lewis dans la liste de mes accusatrices sans jamais relever ses contradictions », avait-il appuyé.

   Liberté d’expression

Les juges n’avaient pas à déterminer si Roman Polanski a violé ou non l’actrice mais seulement s’il a fait, ou non, un usage abusif de sa liberté d’expression.

Pour illustrer les « contradictions » de la plaignante, les avocats de Roman Polanski avaient exhumé lors du procès un entretien accordé par la comédienne en 1999 au tabloïd News of the World où elle faisait part de son admiration pour le réalisateur qui lui a confié en 1986 un rôle dans son film « Pirates ».

« Je voulais être sa maîtresse, confessait-elle dans cet article. Je le désirais probablement plus que lui ne le voulait. » Charlotte Lewis s’est défendue en affirmant, dès 2010, que cette citation n’était « pas exacte ».

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